LA
l'événement
BERTÉ
Volume 73 No 34 Saint-Boniface, du 28 novembre au 4 décembre 1986
La SFM
garantit l’argent
__ pour les
Etats Généraux
C'est la SFM quieffec-
tuera «les démarches né-
cessaires» pour trouver
l'argent pour la tenue des
Etats Généraux dela fran-
cophonie. La décision a
été prise par la Société
mardi 25 novembre.
Le Comité des États Géné-
raux a présenté un budget s'éle-
vant à 129000$. «Les Etats
Généraux appartiennent à la
communauté. Cependant, l'en-
gagement pris par la SFM de
garantir le budget montre très
clairement que pour la SFM,
les Etats Généraux sont priori-
taires», souligne le président
Réal Sabourin.
Le Comité des Etats Géné-
rauxest présentement composé
de: Claude Forest, Louise fort,
Odile Martel, Aline Taillefer et
Richard Simoens. || reste deux
postes à pourvoir, deux per-
sonnes ayant initialement
accepté de siéger s'étant reti-
rées.
«Notre premier souci est de
combler les deux vacances»,
note Richard Simoens, réalisa-
teur à Radio-Canada.
Enquête
_ Pour l'instant, le Comité des
Etats Générauxs'est réuni deux
fois. «On est vraiment juste au
début de notre réflexion. On
s'oriente. Onesttellement juste
au début du mandat». Bien que
les membres du Comité dispo-
sent déjà d'un document de
travail, c'est à eux de décider
précisément ce que seront les
Etats Généraux.
Ilest généralement entendu
que le Comité fonctionnera
comme une espèce de com-
mission royale d'enquête,
tenant des audiences publiques
La série continue en 7
pour recueillir les réflexions
d'individus et d'associations.
But de la manoeuvre: définir
les objectifs de la francophonie
manitobaine pour l'avenir.
Pourquoi Richard Simoens
a-t-il accepté de siéger au
Comité? «Parce que la commu-
nauté m'intéresse. Parce qu'il
est bon de se redéfinir, de s'ar-
rêter un moment, de voir où on
veut s'en aller»
Les Etats Généraux devraient
se conclure par une grande
assemblée générale de la com-
munauté. La date parfois avan-
cée est novembre 1987. La
décision revient toutefois au
Comité. Et elle n’a pas encore
été prise.
«Le Comité veut prendre le
temps de bien s'organiser dès
le départ. Une fois parti, on va
s'arranger pour que ça marche»,
lance celui qui a été président
du Conseil jeunesse provincial
à deux reprises.
Bernard BOCQUEL
/ }
Richard Simoens, porte-parole
du Comité des États Généraux.
À votre service:
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Denis Marcoux Yvon Tétreauit
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Une guerre (Voir page 19)
en terre bonifacienne?
A on |
Le Foyer Valade ouvert la mi-88 |
Première pelletée de terre le 25 novembre sur le terrain où sera construit le nouveau Foyer
Valade (anciennement Foyer Saint-Boniface) à côté du Centre Saint-Amant sur la River Road.
Les travaux de terrassement devraient commencer avant Noël et le nouveau centre de soins
prolongés pourra accueillir ses 120 pensionnaires dans un an et demi environ.
On reconnaît sur la photo le maire de Winnipeg, William Norrie, le ministre de la Santé,
DALPAnE Desjardins et Sr Jacqueline St-Yves, supérieure provinciale des Soeurs Grises du
anitoba.
Vous cherchez
un cadeau de Noël
qu’on n'oublie pas?
Arrêtez de vous casser la tête!
La Liberté vous offre la solution en page 11
En éditorial:
e Lucien CHAPUT fustige la SFM (p. 3)
e Bernard BOCQUEL tance Howard Pawley (p. 2)
Méfiez-vous de certains
jouets de Noël ....….:
Pour John Turner, le
calvaire s’achève. Les cou-
teaux sont tirés, les dés
sont jetés. Il ne reste plus
aux délégué(e)s du parti
libéral fédéral qu’à voter
sur Pavenir de leur chef.
La patronne des libéraux
provinciaux, Sharon Carstairs,
a refusé de dire publiquement
si elle voterait pour ou contre
John Turner. Ses liens person-
nels avec Jean Chrétien sont
bien connus. Mais là n’est pas
la question, estime la seule
député libérale au Manitoba.
“Toute l'affaire a été mal
conduite. Je n'aime pas la
controverse. John Turner aura
sans doute beaucoup de mal à
oublier les Marc Lionte, qui
risquent fort d’être mis à l'écart.
Tout ça, c’est très dommage”.
Sharon Carstairs ajoute d’ail-
leurs bien volontiers que, si
elle était à la place de Turner,
elle aurait aussi du mal à oublier
Sharon Carstairs, la patronne
du parti libéral provincial.
Contre un statut particulier pour
le Québec.
ses détracteurs qui s'affichent
ouvertement. Voilà de quoi faire
réfléchir ceux ou celles qui
voudraient lui faire des misères
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e Faisons tous tra-
d’ici le congrès libéral provin-
cial, qui se déroulera les 6,7 et 8
mars 1987.
Pour elle, il n’y a pas de lien
direct entre la bonne santé du
parti libéral fédéral et un avenir
prometteur pour le parti libéral
provincial. “Si on regarde l’his-
toire, note-t-elle avec un sou-
rire, on s'aperçoit que quand
ça allait bien pour les libéraux
provinciaux, ça n'allait pas bien
pour les libéraux fédéraux. Alors
peut-être que je devrais espé-
rer que Turner gagne et qu'il
perde les prochaines élections
fédérales! ”
C’est donc uniquement avec
l'avenir du parti fédéral en tête
que Sharon Carstairs se trouve
présentement à Ottawa. Sa
grosse préoccupation? Que le
parti libéral fédéral développe
des politiques donnant une Lt
juste place à l'Ouest.
Concrètement, la patronne
des libéraux provinciaux va se
battre pour un Sénat élu; un
meilleur financement des insti-
tutions postsecondaires; une
olitique agricole garantissant
l'existéhes de la ferme fami-
liale; et last but not least, elle
tient à ce que les droits. des
francophones soient protégés
par l’État fédéral.
Clairement, Sharon Carstairs
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«C'est le chef qui est res-
ponsable de la perception
que le public a du parti.»
Les enjeux du
congrès libéral
aux yeux de
Sharon Carstairs
s'oppose à l’idée d'accorder un
statut spécial au Québec. Parce
ue c’est à la nation toutentière
‘être responsable des droits
des francophones.
Voilà pour l'essentiel des
politiques qu’elle estime être
dans le meilleur intérêt natio-
nal. Et comment le congrès
La dure réalité de la vie libérale
devrait-il se terminer pour être
dans le meilleur intérêt du parti
libéral fédéral?
“Le scénario le plus favora-
ble serait un vote retentissant,
dans un sens ou dans un autre.
C'est-à-dire soit que John Tur-
ner reçoive 70 pour cent des
voix; soit qu'il en obtienne
moins de 50 pour cent”.
Présentement, la ‘grave pré-
occupation”, c’est la popula-
rité des néo-démocrates (en
gros 29 pour cent dans les son-
dages). Si John Turner est con-
firmé dans ses fonctions, son
défi ‘‘sera de convaincre que le
NPD n'est pas une option poli-
»
Pour cela, il faudra que les
libéraux soient vus comme ceux
qui se ‘préoccupent de la vie
quotidienne des gens, en adop-
tant des politiques comme le
revenu minimum garanti”.
“La dure réalité de la vie”,
cependant, aux yeux de Sharon
Carstairs, c’est que le chef du
parti, comme porte-parole, est
responsable de la perception
que le public a du parti.
Son inquiétude est on ne
peut plus claire: avoir les bonnes
politiques, mais garder cette
image de “droite” qui colle
encore à John Turner.
Une leçon
en pawleytique
Grâce à la triste affaire du CF-18, Howard
vaux de béton: ex.:
fondations, trottoirs,
entrées
Un entretien
avec
Arthur
CHAPUT
FINANCES
La semaine prochaine
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Raymond Simard, B.A.
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LA CHORALE DES INTRÉPIDES I
2 - LA LIBERTÉ, la semaine du 23 novembre au.4 décembre 1986
CONCERT DE NOËL
sous la direction de Bruce Waldie
dédié à Marcien Ferland en hommage à ses
25 ans comme directeur de la Chorale
Date: le dimanche 7 décembre
Heure: 20h
Lieu: Cathédrale de Saint-Boniface
Billets: 7$; 4$ étudiants et âge d'or
(disponibles auprès des membres de
la chorale et au Ccfm)
Café-rencontre au sous-sol
de la Cathédrale après le concert.
la réforme fiscale
Pawley est maintenant presque une vedette
nationale. Pour l’instant en tout cas, c’est lui
quiincarne la lutte des petites provinces contre
les froids calculs politiques d'Ottawa.
Howard Pawley exige sur tous les toits que justice
soit faite au Manitoba. Il est tellement convaincant dans
son rôle de preux chevalier protégé par l’armure néo-
démocratique que ses détracteurs ne pourront plus
l'appeler «Mémère».
Le premier ministre crie au scandale parce que
Brian Mulroney a succombé à la loi du plus fort. Les
Franco-Manitobain (e)s qui attendent avec impatience
un développement des services en français trouveront
sans doute que Howard Pawley est mal placé pour atta-
quer le sens de justice du Premier ministre du Canada.
EDITORIAL
Si Howard Pawley est vraiment aussi insulté qu’il
l'affirme, eh bien il sait au moins comment les francos
se sentent face à la question des services en français.
Surtout quand on pense à la récente loi ontarienne
qui donne aux Franco-Ontarien (ne)s le droit d’être ser-
vis en français par leur gouvernement. Alors que l’On-
tario n’est même pas une province bilingue, contraire-
ment au Manitoba.
Mais il faut croire que l'actuel gouvernement Peter-
son a la volonté politique d'appliquer ses principes.
Howard Pawley n'ayant pas informé les francophones
qu'il avait changé de principes à leur égard, il faut donc
conclure que sa volonté politique d'éliminer les injus-
tices s’applique uniquement quand ça l’arrange.
La compagnie Bristol de Winnipeg avait présenté la
soumission la plus basse pour assurer l'entretien des
CF-18. Les Franco-Manitobain(e)s ont offert une sou-
mission trop complète depuis trop d'années.
En business comme en politique, c’est la soumission
du plus fort qui est toujours la meilleure. Sauf quand un
sens de justice doublé d’un bon réalisme politique pré-
vaut. Howard Pawley est mal placé pour donner des
leçons à quiconque.
Bernard BOCQUEL
PE men nene nan en ess sun
Le fumble
de la SFM
C’en est carrément gênant. La Société
franco-manitobaine, le bras politique des par-
lants français du Manitoba, a échappé le bal-
lon. Encore une fois. Sans avoir été plaquée
par quiconque!
L'organisme qui encourage les francophones d’utili-
ser les services en français déjà disponibles et qui
souhaiterait voir le/la Franco-Manitobain(e)s
moyen(ne) demander plus de services a parlé à la
Cour suprême du Canada en anglais.
Déjà en 1983, la SFM s'était fait taper sur les doigts
pour avoir plaidé en anglais pour les droits des francos
devant un tribunal où le français était permis. «On peut
s'étonner, soit dit en passant, a écrit le juge en chef du
Québec en mai 1983, que le président de la Société
franco-manitobaine (Léo Robert à l'époque) ait déposé
un long affidavit en anglais pour soutenir une requête
présentable devant la Cour supérieure du Québec et
exposer les démarches de l’intervenante (/a SFM) pour
la défense et la promotion du fait français au Manitoba
et, généralement, au Canada». (C'est nous qui souli-
gnons).
EDITORIAL
Tout dernièrement, la SFM est intervenue, devant la
Cour suprême du Canada, en faveur de la requête à
nouvelle audition de Duncan Cross MacDonald, un
Montréalais anglophone qui contestait une contraven-
tion écrite uniquement en français.
L'intervention de la SFM, nous vous la livrons inté-
gralement. «7he intervenant, the Societe Franco-Manito-
baïine (sic), adopts the position put forward by the appel-
lant, Duncan Cross MacDonald, in its entirety.»
Une phrase qui n’aurait pas été trop trop compliquée
à traduire. Ou mème à rédiger carrément en français,
Ça ne prend pas une spécialisation en droit constitu-
tionnel pour formuler ce genre d'intervention.
L'explication officielle de cette gaffe? Tout simple-
ment une question de temps. L'avocat à 1 500 milles de
Winnipeg a contacté la SFM un vendredi. Le Conseil
d'administration de la SFM s’est réuni le mardi sui-
vant et a donné l’autorisation à l'avocat d'intervenir.
Le texte est arrivé par après, rédigé uniquement en
anglais.
Et voilà. Fumble! Le ballon est libre! Ne vous préci-
pitez pas tous en même temps pour sauter dessus!
Lucien CHAPUT
LA LIBERTÉ
Journal hebdomadaire publié
le vendredi par la
Société Presse-Ouest Limitée
Décès
Vie sociale
Le journal de l’année de
7 à»
APF re
Directeur et
Rédacteur en chef: Bernard BOCQUEL
Journalistes: Lucien CHAPUT
Daniel TOUGAS
Association de la
esse francophone
1ors Québec
Journaliste
coopérant: Stéphane JARRE
Publicitaire: Andrée GILBERT
Typographe: Jocelyne LAXSON
Graphistes: David MCNAIR
Denis ST. JEAN
René LANTHIER
Secrétaire
relationniste: Jacqueline CHAPUT
Développement
des photos: Hubert PANTEL
Heures du bureau: 9h00 à 17h00 du
lundi au vendredi.
Toute correspondance doit être
adressée à La LIBERTÉ, Case postale
190, Saint-Boniface (Manitoba) R2H
3B4. Les lettres à la rédaction seront
publiées à la demande du signa-
taire. Les bureaux sont situés au 383,
boulevard Provencher. Téléphone
(204) 237-4823,
Nos annonceurs ont 5 jours pour nous
signaler toute erreur de notre part, La respon
sabilité du journal se limitera au montant
ayé pour la partie de l'annonce qui contient
Fée
L'abonnement annuel coûte 21,00$
au Manitoba, 25$ partout ailleurs au
Canada et 30$ à l'étranger
La LIBERTÉ est imprimée sur les presses de
Derksen Printers
Enregistré comme «
classe: No 0477
ournier de deuxième
Orlando (Butch) Girouard, époux
de Lorraine (née Boulet}, de Somerset,
décédé le 24 novembre à l’âge de 61
ans.
Marie Allec (née Martin), épouse
de feu Joseph Allec, anciennement
de Haywood, de Saint-Claude, décé-
dée le 19 novembre à l’âge de 93 ans.
Yvonne Armande Gagné (née
Sabourin), épouse de feu Joseph
Pierre Gagné, de Saint-Georges,
décédée le 19 novembre à l’âge de 79
ans.
Lucien Turenne, époux de Denise
(née Champagne), de Saint-Boniface,
décédé le 18 novembre à l’âge de 52
ans.
Marcel Lajoie, anciennement de
Richer, de Winnipeg, décédé le 21
novembre à l’âge de 47 ans.
Arthur Olivier, époux de feu Dina
Olivier, de Saint-Boniface, décédé le
21 novembre à l’âge de 89 ans.
Pour placer naissances,
mariages, anniversaires et
décès dans Vie sociale,
appelez La Liberté au
237-4823. Un service
gratuit pour les
abonné(e)s
CAYOUCHE
Des félicitations
et une correction
M. le rédacteur,
J'aimerais féliciter Stéphane
Jarre et les autres membres de
l'équipe de La Liberté pour l'excel-
lente couverture qu'ils ont donnée
de l'assemblée générale organisée
par la SFM le 18 novembre.
Je voudrais toutefois corriger
une phrase qui ni a été attribuée
dans ce reportage. Je n'ai pas
indiqué que le journal«Le Manitoba»
appartenait au parti conservateur,
mais plutôt qu'il en était son porte-
parole.
Jean-Marie Taillefer
Saint-Nobert
le 22 novembre 1986
C.F. Freynet Distributeurs
Ste-Anne (Manitoba)
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qui vous to, ès.
Dites-nou réussissons.
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V4
Radio-Canada
Manitoba
r 3
Les secrets du bon pal
La confection du pain
estunarten voie d'extinc-
tion de nos jours. Mais
aujourd'hui, plusieurs
amateurs de pain maison
veulent faire revivre l'art
de la confection du pain
et organisent les tâches
ménagères autour de cette
activité.
Les recettes abondent, dont
certaines sont de vieilles favo-
rites et d'autres des versions
plus modernes. Toutefois, la
plupart n'indiquent pas au débu-
tant les rudiments de cet art.
La connaissance du rôle des
principaux ingrédients et de la
façon de les combiner, augmen-
tera les chances de réussites.
La FARINE DE BLE donne les
meilleurs pains, car elle est
riche en gluten, protéine qui
confère au pain un volume élevé
et une bonne texture. La farine
tout usage est la plus couram-
ment utilisée. La farine de blé
entier donne un pain plus lourd.
Pour obtenir de meilleurs résul-
tats avec une recette, utilisez
tout au plus 50% de farine de
blé entier.
La LEVURE est un organisme
végétal vivant responsable de
la production de gaz qui fait
lever la pâte. On l'active en la
plaçant dans de l'eau tiède
sucrée (ni chaude et ni froide)
pendant quelques minutes. Lais-
ser reposer sans l'agiter. Si
elle ne se développe pas, la
jeter et la remplacer par de la
levure fraîche. Le volume du
pain sera réduit si la quantité
de gaz formée est faible.
Du LAIT OU DE L'EAU peu-
vent être utilisés à condition
d'être tièdes avant l'addition
des autres ingrédients. Un
liquide trop chaud inactivera la
levure alors qu'un liquide trop
froid ralentira la formation de
gaz.
PRATIQUE
La bonne technique
e Le pétrissage de la pâte
développe le gluten. Placer la
boule de pâte sur une planche
de travail ou une table légère-
ment enfarinée. Plier la pâte
vers vous. Avec l'extrémité de
la paume, abaisser la pâte en
l'éloignant de vous. Tourner la
pâte d'un quart de tour et répé-
ter l'opération. Continuer jus-
qu'à ce que la pâte devienne
lisse et élastique, ce qui
demande environ 10 minutes.
e Les jours humides, il fau-
dra peut-être utiliser un peu
plus de farine pendant le pétris-
sage, car la pâte sera plus col-
lante. Faites preuve toutefois
Laura et Wilfrid Boulet
de Saint-Boniface
Félicitations en l’honneur
de votre
45e anniversaire de mariage
le 12 novembre 1986
De vos enfants et petits-enfants
LE FEUILLETON
467, rue Jeanne D’Arc
Patrick CHABAULT
Tous droits réservés © Patrick CHABAULT.
Pr.
* À ; gs is ÿ*
de modération, sinon le pain
sera lourd.
e Recouvrir la pâte de papier
ciré ou de plastique et d'une
serviette pour la laisser lever.
Placer le bol dans un endroit
tiède, à l'abrides courantsd'air,
comme un four non chauffé
avec un récipient d'eau chaude
orist
400, avenue Taché
(en face de l'hôpital Saint-Boniface)
Lucille et Yvonne Boulet
Tél.: 237-3891 - 237-6158
sur la grille inférieure.
e Pour s'assurer que la pâte
a levé suffisamment, appuyer
légèrement avec le doigt. Si
l'empreinte demeure, la pâte
est prête.
° Après la première fermen-
tation, abaisser la pâte et la
laisser reposer pendant quel-
ques minutes pour faire dispa-
raître les grosses bulles d'airet
accélérer la formation de gaz.
e Pour vérifier si le pain est
cuit, taper dessus légèrement.
Le pain suffisamment cuit don-
nera un son creux.
e Enlever immédiatement le
pain cuit du moule pour empê-
cher que la vapeur ne ramol-
lisse la croûte. Laisser refroidir
sur une plaque à l'abri des cou-
rants d'air.
Une fois le pain refroidi, l'en-
velopper et le garder à la tem-
pérature ambiante dans un con-
tenant couvert. Consommer le
pain maison dans les deux jours
sinon, le placer dans un embal-
lage conçu pour la congélation
et le congeler à -18°C.
Tête
fromagée
sans tête
Il fut un temps, où pour
faire de la tête fromagée,
on devait utiliser la tête
et les pieds d’un porc.
Cette méthode de prépara-
tion peut être plutôt compli-
quée. On peut soit s'entêter et
insister pour suivre la recette
traditionnelle ou encore faire à
sa tête et choisir le raccourci
proposé par les conseillères en
alimentation d'Agriculture
Canada. Le mélange est bien
assaisonné et très savoureux.
Tête fromagée
1,5 kg de jarret de porc
1,5 L d’eau
125 mL de feuilles de céleri
hachées
50 mL de persil
2 oignons tranchés
1 carotte tranchée
2 gousses d’ail émincées
10 ml de sel
6 grains de poivre
5 mL de quatre-épices
5 mL de thym
2 clous de girofle
1 feuille de laurier
10 mL de graines de carvi
Mélanger tous les ingrédients,
à l'exception des graines de
carvi. Couvrir et laisser mijoter
jusqu'à ce que la viande soit
tendre (environ 3 h). Egoutter
et conserver le bouillon. Hacher
finement la viande et le gras et
jeter la peau et les os. Passer le
bouillon au tamis.
Ajouter les graines de carvi
et laisser mijoter jusqu'à ce
que le bouillon soit réduit à
600 mL. Passer au tamis et
dégraisser. Mélanger la viande
et le bouillon et verser dans un
moule graissé (un moule à pain
peut être utilisé). Réfrigérer.
Quantité: environ 1 L.
Livre deux
Marius
Aneroid, Saskatchewan. Fin de l'été 1985. On
vient de faire connaissance avec Marius, le vieux
chum de toujours de Charles-Eugène Langlois, le
mari de la «veuve» du 467, rue Jeanne d'Arc.
Marius et Charles-Eugène partagent un secret.
Mais il semble bien que Marius et Louis Lambert
(l'époux de Léonie Lambert, la fille aînée de la
«veuve» Marie-Louise Langlois) décédé accidentel:
lement, partagent aussi un secret que le curé de
Ferland, M. Morin, essaye de découvrir.
Assiniboia, Wevburn, Redvers... Marius
roulait sans problème. Quandle numéro 13 est
devenu le 2, notre chauffeur était rendu en
1921.
En 1921, Marie-Louise ne manquait surtout
pas d'attention. Elle suscitait un énorme inté-
rêt du côté des jeunes pensionnaires à Saint-
Boniface. Deux garçons en particulier auraient
vidé la Rouge pour gagner son coeur. L'un
s'appelait Charles-Eugène, l’autre vous pou-
vez deviner son prénom.
Quand ils ne jouaient pas au poker durant
ces soirées ragtime, ces deux apôtres faisaient
la cour à Marie-Louise Pelletier, une sorte de
Jeanne Moreau du Manitoba français, diraient
les cinéphiles des temps modernes.
«Ce soir, tu t’occupes du shipment et moi je
tâcherai de vendre quelques bouteilles à Win-
nipeg» était la phrase consacrée voulant vrai-
ment dire: «Ce soir, je vais danser avec Marie-
Louise, t'es mieux de ne pas montrer ta face
chez les Pelletier avant demain».
Marie-Louise aimait réellement les deux.
Charles-Eugène ne s’arrêtait devant rien, tan-
dis que Marius maintenait toujours le calme
devant la pire tempête.
Les deux buvaient, fumaient, sacraient et
étaient terriblement amoureux d’une femme
tendre, honnête, sensible. Enfin, tout ce que
pouvait être une femme en 1921.
Marie-Louise savait surtout se moquer d'eux.
«Vous êtes tous les deux bien gentils, mais
un peu naïfs, eh? Vous voulez que les trois, on
passe la vie ensemble? Dites-donc, vous avez
déjà entendu parler de l’enfer? Vous savez ce
que le diable peut faire avec des petits garçons
gourmands comme vous?»
C'était Marie-Louise: une minute, le sacri-
lège, l’autre,le symbole même de la femme
canadienne-française.
Totalement consumés par elle, les deux
atteignaient souvent le banal dans leurs efforts
pour l’impressionner. Charles-Eugène avait
une fois vendu le vélo de Marius dans le but
d'acheter un cadeau d'anniversaire pour
4 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986
Marie-Louise.
Pour sa part, Marius avait fait semblant de
tomber malade chez les Pelletier avec l’inten-
tion de faire savoir à Charles-Eugène qu'il avait
passé la nuit près de Marie-Louise. Il avait
évidemment ignoré le fait que le Docteur Pelle-
tier était médecin!
C'était franchement amusant. Même aux
noces de Charles-Eugène et Marie-Louise, on
avait l'impression de participer à quelque
chose de pas très catholique. Les rumeurs
voulaient que Marius était allé au Lac-Des-
Bois avec eux pour la lune de miel.
Huit ans plus tard, Charles-Eugène est dis-
paru. On ne l’a jamais revu. On disait qu’ilétait
mort dans une bagarre avec des membres de
la mafia qui n’appréciaient pas du tout ses
tactiques. D’autres disaient qu’il était devenu
missionnaire en Afrique. Comme si quelqu'un
savait vraiment!
On savait seulement que Marie-Louise avait
dû élever sa famille sans lui. Qu'elle le croyait
toujours vivant. Et que sans Marius, la vie
n'aurait pas été rose.
La Chev Sedan était une bonne voiture. Sur
la rue Portage, Marius s’est permis de vocali-
ser: «ll y a longtemps que je t'aime. Jamais je
ne t’oublierai».
(À suivre...)
La fondation Youville rebaptisée
La fondation Youville vient
de changer de nom et s'ap-
pelle depuis jeudi 27 novem-
bre Plan santé-Soeur Cler-
mont.
Deuxraisons essentiellement
justifient cette nouvelle déno-
mination selon les responsa-
bles de cet organisme. D'une
part, c'est pour éviter toute
confusion avec les nombreuses
autres institutions portant le
nom de Marguerite Youville; et
d'autre part, c'est pour prendre
en compte un élargissement
des activités de la fondation.
Sr Délia Clermont, née en
1906 à Forget (Saskatchewan),
a pourtant été surprise de voir
son nom attribué à l'organisme
qu'elle a fondé en 1976 «avec
Sr Poirier et M. O'Sullivan» et
qu'elle a présidé durant plu-
sieurs années. Mais la termi-
nologie «Plan santé» la laisse
encore plus perplexe!
La fondation Youville, selon
Sr Clermont, a pour but pre-
mier «d'empêcher les personnes
âgées d'aller de trop bonne
heure vivre dans des institu-
tions spécialisées». Plus que
jamais, estime l'ancienne
administratrice de l'hôpital
Saint-Boniface dans les années
60, ce besoin existe en raison
de l'allongement de la durée de
vie et du nombre grandissant
de personnes âgées.
«C'est assez difficile et coû-
teux de construire des maisons
pour les vieillards», affirme Sr
Clermont, qui passe sa retraite
à la Maison provinciale des
Soeurs Grises.
Mais tous ceux dont la santé
permet de vivre chez eux le
plus longtemps possible peu-
La FPCP lance
une campagne
de signatures
La Fédération provinciale des
comités de parents «cherche
un appui pour ce qu'elle fait» a
annoncé Gilbert Savard à une
vingtaine de parents venus de
toute la province pour assister
à une réunion d'information
concernant l'avancée du dos-
sier, actuellement devant la
Cour, sur la gestion des écoles
françaises par les Franco-
Manitobains.
«Nous allons donc demander
aux parents des 6 200 élèves
desécoles françaises de mon-
trer par leur signature qu'ils
appuient notre démarche», a
indiqué le président de la
FPCP. Parmi les premiers
signataires (notre photo), Omer
Chartier, qui est à la tête du
comité de parents de Saint-
Lazare.
ouhaitez-leur
un joyeux Noël
et assurez-leur
une bonne année
en leur offrant
des billets pour
Sr Délia Clermont: «Plus que
jamais, le travail de la fonda-
tion Youville répond à un
besoin».
VITE LU VITE SU
LA SEINE — L'architecte Don
Courtnage, ainsi qu'un comité
consultatif formé de 4 parents,
3 directeurs d'école et 2 com-
missaires, vont se pencher dans
les prochaines semaines sur
le regroupement du programme
français de la maternelle à la
12e année dans un seul des
deux bâtiments de l'école
Saint-Joachim de La Broque-
rie.
D'autre part, les commissaires
se réuniront dorénavant les 2e
et 4e mardis du mois, au lieu
des lundis comme ils le fai-
saient jusqu'à présent.
LA MONTAGNE — La com-
mission scolaire a décidé, lundi
24 novembre, d'installer un
système de gestion technique
par ordinateur (chauffage,
securité) dans 5 établisse-
ments de la division.
Il s'agit du complexe scolaire
de Saint-Claude, de l'Institut
collégial et de l'école élémen-
taire de Notre-Dame-de-
Lourdes, de l'école Richard et
de l'Institut collégial de Somer-
set.
Ce système, qui était à l'étude
depuis un an et demi, sera
sans doute prêt pour la rentrée
prochaine. Son coût, bien que
n'étant pas encore tout à faire
déterminé, sera de l'ordre de
100 000$.
Grâce auxéconomies d'éner-
gie qu'il permet, il devrait être
amorti en 4 ou 5 ans et sera
entièrement payé par la divi-
sion par simple transfert de
l'argent consacré jusqu'à pré-
sent au chauffage de ces bâti-
ments.
vent néanmoins avoir besoin
de quelques soins infirmiers à
l'occasion et d'être guidés dans
les démarches administratives,
juridiques, etc., de la vie quoti-
dienne. C'est aussi ce qui donne
au Plan santé-Sr Clermont sa
raison d'être.
Ainsi, 850 personnes d'âge
d'or sont actuellement inscrites
auprès de l'association quiem-
ploie une demi-douzaine de per-
sonnes (des infirmières surtout)
et fait appel à une centaine de
bénévoles.
Plan santé-Sr Clermont, qui
souhaite dans les prochains
temps déménager de la rue
Kenny pour être plus accessi-
ble à sa clientèle.et fonctionner
davantage comme une clinique
de santé, dépend pour 60 pour
cent de son budget des Soeurs
grises et pour 40 pour cent du
gouvernement provincial.
Finalement, tout comme Sr
Clermont, ancienne directrice
de l'école d'infirmière de l'hô-
pital de Saint-Boniface, n'a pas
changé d'idée quant à l'utilité
de Plan santé, la fondation You-
ville n'a pas changé de mission
en modifiant son nom.
Le statut
«Ce sont des petites choses
dont les personnes âgées ont
besoin quand elles demeurent
à leur domicile, mais elles leur
sont très précieuses», conclut
Sr Delia Clermont. D'ailleurs,
«les gens sont contents de la
fondation, je crois».
Stéphane JARRE
AT Les g
La maquette du futur Foyer Valade.
La construction
du Foyer Valade
sur le point de commencer
Voici la maquette du futur
Foyer Valade dont la construc-
tion va débuter dans une quin-
zaine de jours sur un terrain
de 6 acres voisin du Centre
Saint-Amant à Saint-Vital.
D'une capacité de 120 lits, le
foyer Valade disposera de cham-
bres dotées d'un système
d'appel, d'une prise pour le câble
et le téléphone et d'une salle
de bain accessible en fauteuil
roulant.
À chaque étage, on trouvera
un poste pour les infirmières,
une salle à manger, un salonet
tout l'équipement nécessaire
aux soins. Dans l'aile centrale,
une chapelle et une salle d'ac-
tivités seront aménagées. Un
espace sera réservé à l'accueil
des résidants de jour et à des
projets spéciaux.
En plus des services offerts
actuellement par le Foyer Valade
installé sur la rue Archibald
depuis 1976 et jusqu'à son
déménagement sur la River
Road, le nouveau Foyer pour
personnes âgées proposera des
soins de jour et admettra des
résidants à court terme.
Un fonds spécial Foyer Valade
a été mis en place pour recueil-
lir les dons des particuliers qui
serviront à l'achat de meubles
et de divers équipements.
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Bob Kolesar, l’un des
deux inspecteurs de la sécu-
rité des produits vendus
au Manitoba, vide son sac.
Il en sort toutes sortes de
jouets: une enfilade d’anneaux
qu'il s’agit de poser les uns sur
les autres autour d’un axe afin
de former une pyramide. Hélas,
le sommet de la pyramide est
composé de pièces en bois très
petites. Impossible de donner
ça à un enfant trop jeune. Etles
autres ne sont plus en âge de
s’y intéresser.
Autre jouet: un camion. Les
arêtes de sa benne sont bien
arrondies et ne risquent pas de
trancher les doigts des enfants
qui joueraient avec. Malheu-
reusement, la peinture du véhi-
cule miniature est toxique...
Bref, le sac de Bob Kolesar
est bien rempli de DO OURS
multicolores mais aussi dange-
reux les uns que les autres. Et
qui étaient, pour certains d’en-
tre eux, déjà en vente dans les
magasins. Alors, futurs pères
Noël, vérifiez avec attention la
qualité des jouets que vous
allez offrir.
En effet, bien que le Canada
ait, dès 1970, établi des normes
de sécurité pour les jouets, cer-
tains d’entre eux peuvent néan-
moins aboutir chez un détail-
lantet finalemententre les mains
d’un bébé sans pour autant
présenter toutes les garanties.
Voilà pourquoi une petite
Stéphane
JARRE
trentaine d’inspecteurs dépen-
dant de Consommation et cor-
porations Canada sillonnent les
rayons de jouets des magasins,
les chaines de fabrication des
usines et les entrepôts des
importateurs à la recherche des
vices cachés ou patents des
objets destinés aux enfants.
Garantie
«La sécurité des jouets s’amé-
liore progressivement, constate
Bob Kolesar, mais il en arrive
5 000 à 10 000 nouveaux chaque
année sur le marché... Même si
commerçants, importateurs et
fabricants sont de plus en plus
conscients de l'obligation de
présenter des produits sans
danger pour leurs utilisateurs,
la vigilance des parents doit
être constante.»
À tous les niveaux, que ce
soit au moment de l’achat, ou
après des années d'utilisation,
les parents doivent surveiller
l’état des jouets de leurs enfants.
Au moment de l'achat, il faut
d’abord savoir qu'aucun label
ne constitue une garantie, que
même les marques les plus répu-
tées, y compris pour la qualité
deleurs produits, peuvent appo-
ser leur nom sur des jouets
dangereux.
Bob Kolesar sort de son sac
un jeu en bois importé de Fin-
lande. Sur l’emballage, il est
indiqué en 6 ou 7 langues que
le produit a été «testé» et qu'il
répond à tous les critères de
sécurité. Pourtant il a été retiré
de la vente au Canada.
«Le gouvernement n’appose
jamais de label de garantie sur
PA produits, indique Bob Kole-
sar. Pour plusieurs raisons:
d’abord la règlementation évo-
lue continuellement, ensuite,
certains articles peuvent être
défectueux alors que tous les
autres de la même série sont
d'excellente qualité; enfin, nos
tests simulent l’utilisation des
jouets (on les laisse tomber, on
tire dessus, on les comprime et
on vérifie la toxicité de leur
peinture essentiellement), mais
quelquefois, des enfants les ont
utilisés de manière imprévue et
ils se sont révélés dangereux».
Quand vous achetez un jouet,
vérifiez aussi que l’enfant auquel
vous le destinez a bien l’âge de
s’en servir. Inutile de vouloir
précipiter sa maturation, sur-
tout que cela pourrait compor-
ter des risques pour sa santé.
Père Noel! Attention à ce que
mn, MOUS Mettez dans votre hotte!
—
Les marchands de jouets que nous avons contactés assurent
n’avoir jamais eu de problèmes avec la qualité de leurs produits.
Mais les clients doivent rester vigilants, selon Bob Kolesar, inspec-
teur de la sécurité des produits.
Prenez les fameux Lego. La
taille des pièces varie en fonc-
tion de la tranche d’âge de
leurs utilisateurs. Un bon jouet,
c’est avant tout un jouet adapté
à l’âge de l’enfant. N'oubliez
pas qu'entre 0 et 4 ans, ils met-
tent tout à la bouche!
Affronter
Tout commé le rôle des
parents ne s'arrête pas à la sor-
tie de la maternité, la surveil-
lance de la qualité des jouets
ne doit pas cesser sitôt la caisse
du magasin franchie. Examinez
régulièrement l’état des jouets
de votre enfant.
Demandez aussi aux-plus âgés
d’entre eux de ne pas laisser
trainer leurs affaires partout s’il
y a un bébé dans la maison.
Attention aussi aux vieux
jouets.
Les inspecteurs de la sécurité
des produits comptent beau-
coup sur la vigilance des parents
et tiennent à ce que tous les
problèmes constatés leur soient
communiqués (1).
Bob Kolesar signale par ail-
leurs aux pères Noël qui ne
remplissent leur hotte qu’à la
dernière minute et dans la pré-
cipitation, qu’ils peuvent se pré-
parer, afin d'affronter sans per-
plexité les rayons de jouets, en
consultant le «rapport de 1987
sur les jouets» publié par l’asso-
ciation canadienne des consom-
mateurs (2). Outre les indica-
tions relatives à la sécurité des
produits, cette revue peut aussi
vous donner des idées de
cadeaux!
(1) Consommation et Corporations
Canada — Sécurité des produits,
260, avenue Ste-Mary, R3C 0M6
Winnipeg. Téléphone: 949-4970.
(2) «Toy Report 1987» Canadian
Toy Testing Council/Consumers”
Association of Canada.
Cle - Anate
du lundi au vendredi
10h15 Passe-partout
Midi Première édition
12h30 Les belles histoires
des pays d’en haut
17h00 Le vagabond
18h00 Ce Soir Manitoba
21h00 Le Téléjournal suivi de
Le point, de la météo et
des sports
14h30 Cinéma
L'homme en colère.
Drame policier. Avec Lino
Ventura, Angie Dicken-
son. Un homme recher-
che son fils qui semble
être mêlé à des trafics
douteux (fr.-can. 79).
18h30 Countrychaud
19h00 Le Clan
Campbell
19h30 Poivre et sel
Arthur veut prendre sa
retraite. La famille n’est
pas du même avis.
20h00 Le temps
d’une paix
22h15 Le Parc des
Braves
Pierre-Paul fait une crise
de jalousie à Flore et
celle-ci est bien tentée
de se venger.
22h45 Décibels
Inv. Herbert Léonard.
23h15 Cinéma
Les raisins de la colère.
Drame social réaisé par
John Ford d’après le
À votre rythme
roman de Steinbeck. Avec
Henry Fonda et Jane Dar-
well. Un homme revient
à la ferme paternelle
après quatre années de
pénitencier pour un
crime involontaire. Il
retrouve les siens, et la
famille part pour la Cali-
fornie chercher du tra-
vail (amér. 47).
18h30 Génies
en herbe
LaBroquerie affrontent
Somerset.
19h00 La clé des
champs
Le prince charmant. Une
cartomancienne a prédit
à la femme de ménage
des Boivin qu'elle allait
rencontrer l'homme de
sa vie dans des circons-
tances imprévues.
19h30 L’agent fait
le bonheur
A quelques mois de son
mariage, Benoit voit res-
surgir de son passé une
ancienne flamme dont il
n'avait jamais parlé à
Mireille.
20h00 Lance et
compte
(dern. de 13).
22h15 Dallas
Réflexion.
23h15 Cinéma
Un homme et son péché.
Drame. Les incidents de
la vie d’un avare aux
prises avec l’ex-préten-
dant de sa femme (can.
49).
14h30 Le temps
de vivre
18h30 Hebdo
Avec Pierre Chevrier,
Marc Laforge et Sylvie
Robillard. Réal.: Philippe
Vrignon.
19h00 Star d’un soir
Inv. Sylvie Bourque,
Claude Barzottiet Yvon
Deschamps.
20h00 Insolences
d’une caméra
20h30 Le sens des
affaires
Magazine économique.
22h15 Bestsellers
Le Nord et le Sud. Saga.
(2e de 12). À West Point,
George et Orry ont à
subir les mauvais traite-
ments d’un caporal sadi-
que.
23h15 Cinéma
Harlequin. Drame fantas-
tique. Un homme réus-
sit à s'introduire dans la
famille d’un sénateur en
guérissant son fils leucé-
mique et en séduisant sa
femme (aust. 80).
14h30 Cinéma
Iles mystérieuses. Drame
d'espionnage. Une
femme est séquestrée à
bord d’un cargo après
avoir été témoin d’un
meurtre.
17h00 Vidéo Club
18h30 Les grands films
Amour obsédant. Avec
Yvette Mimieux. Une
femme entreprend de
séduire un acteur de
feuilleton télévisé pour
lequel elle ressent un
amour obsessionnel
(amér. 84).
20h30 Ici
Radio-Canada
Le vulgarisateur. Des
émissions qui traitent de
la science, de la religion
et de l’agriculture.
22h15 Manon
Le docteur est malade.
Victime de surmenage,
le docteur Joly s’imagine
que ses collègues lui ont
retiré leur confiance et
s'apprêtent à le rempla-
cer.
23h15 Cinéma
La Légion saute sur Kol-
wezi. Drame de guerre.
Avec Pierre Vaneck et
Bruno Cremer. Le 12 mai
1978, la Légion française
et des commandos belges
viennent en aide aux res-
sortissants étrangers en
poste au Zaïre, pays en
révolte (fr. 80).
14h30 Cinéma
Les fiancées en folies.
Comédie réalisée etinter-
prétée par Buster Kea-
ton.
18h30 Autoroute
électronique
P. Guérin. Réal. Richard
Simoens.
19h00 À plein temps
Les souffrances du p'tit
Robert. Carole reçoitun
appel téléphonique du
professeur de Robert qui
lui apprend que son fils
a des problèmes d’ap-
prentissage et qu'il devra
être suivi par un spécia-
liste. .
19h30 Le monde
merveilleux
de Disney
20h30 Contrechamp
22h15 Séries plus
Mussolini et moi. (1ère
de 5). Les relations du
Comte Galeazzo Ciano
avec son beau-père,
Benito Mussolini, à par-
tir de l’automne 1942 au
moment où tout com-
mence à craquer pour
les Forces de l’Axe tant
enRussie, qu’en Afrique
du Nord et en Sicile.
23h15 Cinéma
Ces garçons qui venaient
du Brésil. Mélodrame.
Avec Gregory Peck, Lau-
rence Olivier, Lili Palmer
et James Mason. Un chas-
seur de criminels de
guerre apprend qu'un
ancien médecin des
camps de la mort vient
de tenir, au Brésil, une
réunion où il a ordonné
l'exécution à travers le
monde de 94 fonction-
naires de 65 ans (amér.
78).
16h00 Star Trek
du lundi 1er décembre au dimanche 7 décembre
16h30 À première
vue
Magazine d'actualité
cinématograhique.
18h30 La soirée du
hockey
En direct de Washington,
les Canadiens de Mon-
tréal affrontent les Capi-
tals.
21h45 Télé-sélection
Christina. Drame. Un
ingénieur sans emploi est
approché par une incon-
nue qui lui offre une
forte somme pour con-
tracter avec elle un
mariage blanc (can. 73).
10h00 Le Jour du
Seigneur
2e dimanche de l'Avent.
Mese célébrée à la cha-
pelle de l’Hôtel-Dieu de
Montréal, par Mgr Jude
Saint-Antoine.
11h00 La semaine
verte
La récolte du maïs en
1986.
12h00 Opéra pour
Afrique
Concert exceptionnel
organisé au bénéfice de
la lutte contre la faim en
Afrique et enregistré dans
les arènes de Vérone avec
qUeUSr Une: des plus
grandes voix du monde.
18h00 Paul, Marie et
les enfants
Ma blonde m'’aime.
Thomas est amoureux. Il
organise une rencontre
avec sa blonde chez
Lucienne.
18h30 Les beaux
dimanches
“Tu te rappelles, Frédé-
ric?” Spectacle enregis-
tré à la Place des Arts
avec Claude Léveillée et
André Gagnon.
20h00 Les beaux
dimanches
Jeanne avec nous. Dra-
matique. Le célèbre pro-
cès de Jeanne d’Arc.
Chaque vendredi à 18h30,
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QUE
vous invite à voyager à la vitesse
supersonique pour aller
— visiter des lieux inattendus
— rencontrer des personnages inhabituels
— où participer à des événements inusités.
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gracieuseté d'Air Canada
Une réalisation de Richard Simoens
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e plus amples renseignements, communiquez avec le service des communications au 786-0249.
LA LIBERTÉ, la semaine dy 28 novembre au 4 décembre 1986. .
Depuis juin 1985, le Manitoba a
retrouvé son statut officiel de province
bilingue. Par contre, cette déclaration
de la Cour suprême n’a vériblement rien
changé à la vie quotidienne des Franco-
Manitobains.
La raison? Le jugement ne portait que
sur l'utilisation du français au Palais
législatif et dans les tribunaux.
Dans le domaine qui nous touche tous de
très près, les services, rien n’a été imposé au
gouvernement. Actuellement, quand José-
phine Bleau a besoin d'un service en fran-
çais de son gouvernement, elle doit compter
sur la bonne volonté, la «courtoisie», des
autorités.
LER
co
cu
L'étapisme à la manitobaine
La Société franco-manitobaine exerce des
pressions auprès du gouvernement provin-
cial pour voir à la mise en place de services
en langue française au Manitoba.
La semaine dernière dans la série La French
Connection, l'ancien président de la Société
franco-manitobaine, Léo Robert(1982-84),
nous a livré ses réflexions sur les négocia-
tions qui ont précédé la crise sur les services
en langue française de 1983.
Cette semaine, le directeur de la Société
franco-Manitobaine, René Fontaine, nous
parle de l'état actuel des pourparlers.
IV) Beaucoup de prudence, un peu d'optimisme
Plus ça change, plus
ça reste pareil. Il est dif-
ficile de croire qu'aujour-
d'hui la Société franco-
manitobaine négocie en-
core la mise en application
de la même politique gou-
vernementale qu'en 1982.
Les intervenants et le sujet
sont les mêmes, seule la façon
C'EST BIEN BEA
LA TRADUCTION DES LOÏS,
MAIS CEST LES SERVICES
QU'IL NOUS FAT. il
{dessin de Jean-François Belisle)
de procéder a changé. L'opti-
misme, voire l'innocence, qui
caractérisaient les négociations
entre la SFM et le gouverne-
ment provincial en 1982-83
ont disparu.
Les deux parties gardent
aujourd'hui un vif souvenir, pas
encore cicatrisé, de la crise de
1983. L'année où une entente
fédérale-provinciale-SFM sur
les services en langue française
a suscité une violente opposi-
tion du particonservateur pro-
vincial et de la population mani-
tobaine en général.
Pourparlers
Depuis novembre 1985, la
Société franco-manitobaine a
repris ses pourparlers avec le
gouvernement provincial.
L'ordre du jour est essentiel-
lement le même qu'il ya quatre
ans: l'implantation des services
définis dans la politique gou-
vernementale de 1982.
Cette politique prévoyait
essentiellement la traduction
des documents et dépliants gou-
vernementaux et la création de
régions dites bilingues. (Votam-
ment, Saint-Boniface, Saint-
Vital, Saint-Norbert; la Seine,
la Rouge, la Montagne, le Che-
val Blanc; Saint-Lazare, Sainte-
Rose, Laurier, Saint-Georges/
Powerview).
Le directeur de la Société
franco-manitobaine, René Fon-
taine décrit en deux mots la
situation actuelle au gouver-
nement: l'inquiétude et la pru-
dence.
«Le gouvernement reconnaît
son engagement face à la com-
munauté franco-manitobaine,
affirme René Fontaine. il a
manifesté son désir de repren-
dre les pourparlers de façon
pratique, mais il veut éviter de
rallumer les flammes qu'il vient
à peine d'éteindre.»
Le statut du français en Saskatchewan
et en Alberta devant la Cour suprême du Canada
Les francophones de la
Saskatchewan et de l'AI-
berta ont-ils le droit d'em-
ployer le français au Palais
législatif et devant les tri-
bunaux de leur province?
Le 26 novembre, la Cour
suprême du Canada s'est pen-
chée pour la première fois sur
cette question de nature consti-
tutionnelle. La décision de la
Cour aura un impact sur la
reconnaissance du fait français
dans ces provinces de l'Ouest.
La Fédération des franco-
phones hors Québec(F.F.H.Q.),
l'Association culturelle franco-
canadienne de la Saskatchewan
(A.C.F.C.)et l'Association cana-
dienne-française de l'Alberta
(A.C.F.A.) ont porté conjointe-
ment en appel cette cause
devant la Cour suprême du
Canada.
Les questions posées à la
Cour portent sur l'article 110
del'’Acte des Territoires du Nord-
Ouest de 1891 qui assurait
l'égalité du français et de l'an-
glais à la législature et devant
les tribunaux sur ce territoire
qui est devenu, en 1905, les
provinces de la Saskatchewan
et de l'Alberta.
Cetarticle 1 10est-il toujours
en vigueur en Saskatchewan
et en Alberta? Si oui, quelest le
statut du français dans ces deux
provinces?
L'origine de cette cause
remonte à 1980 alors que le
Père André Mercure de la Sas-
katchewan — accusé d'une
infraction au code de la route
— demandait à subir son pro-
cès en français. La cause a
déjà été entendue par la Cour
du Banc de la Reine et par la
Cour d'appel de la Saskatche-
wan.
Du côté de la Société franco-
manitobaine, le même senti-
ment règne. «Depuis un an, on
essaye de rassurer le gouver-
nement et la population en géné-
ral que nos demandes sont
pratiques et réalistes. La SFM
n'a rien à gagner à faire ressor-
tir des vieux fantômes.»
Iln'est pas étonnant que lors-
que les modalités seront négo-
ciées entre le gouvernement et
la SFM, l'implantation des ser-
vices se fera sans bruit. Passer
un projet de loi directement à
l'assemblée législative, comme
vient de le faire l'Ontario, sou-
lèverait fort probablement la
même réaction publique qu'en
1983.
«Bien que le climat vis-à-vis
des services en français se soit
beaucoup amélioré dans la der-
nière année, il y a toujours une
minorité extrémiste très vocale
qui tenterait de soulever la con-
troverse», souligne le directeur
de la SFM.
Rétablir
Le gouvernement opterait
alors pour une mise en place
«en douce» de certains services.
Ensuite, à un moment ultérieur,
il concrétiserait la politique en
passant un projet de loi.
Mais de part et d'autre, le
mot d'ordre semble être la pru-
dence. «En 1983, on a essayé
de faire un très gros pas. Onse
doit maintenant de ralentir le
processus et d'avancer petit à
petit, en rétablissant un climat
de confiance et d'entente.Ona
des besoins et des demandes
qui sont légitimes et auxquels
le gouvernement devra répon-
dre»
L'avancement du dossier dé-
pend d'abord et avant tout de la
bonne volonté des autorités en
place. Mais René Fontaine
demeure optimiste sur la conclu-
sion d'une entente. Et ce, avant
l'été de 1987.
Daniel TOUGAS
ED VICKAR,. Î
CHEV OLDS LTD. |
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Paul (P.H.) Fournier
Représentant
964, avenue Regent
Winnipeg (Manitoba)
R2C 3A8 Tél.: 661-8391
RÉUNION ANNUELLE
DU 100 NONS
le G décembre 1986
à 16h00
à la salle
Antoine-Gaborieau
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Provencher
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LA LIBERTÉ: à Sémaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 7
"Triste état de pauvreté
en milieu rural canadien’,
titrait La Liberté et le
Patriote le 23 novembre
1967. Le journal rappor-
tait alors les conclusions
d'une thèse sur la situa-
tion des campagnes dans
les années 60 et l'effica-
cité des programmes
d'aide mis en place par
les gouvernements.
Parmi ces ‘régions dépri-
mées'”’, celle d'Entre-les-lacs
au Manitoba faisait l'objet d'une
attention particulière, notam-
ment en bénéficiant du pro-
gramme ARDA (Aménagement
rural et développement agri-
cole).
Alphonse Perron, alors pré-
sident du comité local ARDA
pour Saint-Laurent, décrit l'éten-
due du domaine d'intervention
de ces aides publiques: ‘Il fal-
En tant que société de la
Couronne, notre mandat est
de favoriser la réussite des
petites et moyennes entre-
prises. Nous croyons que la
multiplication et la prospéri-
tielles au développement de
notre société tout entière.
C'est la raison d’être de
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recevait un coup de main
lait former la population, met-
tre en place des services so-
ciaux, créer des emplois, assu-
rer la reconversion d'agricul-
teurs, diversifier les cultures
existantes et faire venir des
entreprises’. Bref, donner un
coup de fouet à l'économie lo-
cale et élever les revenus de la
population.
C'ÉTAIT
LES 60
Orateur, lors d'une confé-
rence organisée en 1966 par
l'Institut canadien des affaires
publiques sur le thème des
‘disparités régionales d'une
société opulente'’, Alphonse
Perron présente ainsi la situa-
tion de Saint-Laurent dans les
années 60: ‘’L'occupation prin-
cipale est l'agriculture; les gens
\
séminaires conjoints élaborés
avec des associations, ateliers,
cliniques de gestion, cours de
gestion des affaires, notre Ser-
vice d'information à la petite
entreprise qui fournit de pré-
cieux renseignements sur les
programmes gouvernementaux,
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du village gagnent leur vie en
faisant la pêche, la trappe, et
en s'occupant au travail sai-
sonnier. Plusieurs personnes
n'ont pas de travail permanent
et plusieurs reçoivent des pres-
tations de bien-être.
Diverses études conduites sur
place ont mené à la conclusion
que ‘l'éducation devait être la
première priorité, suivie, dans
l'ordre, par l'emploi et le déve-
loppement des ressources lo-
cales”.
Ainsi de nombreux cours ont
été offerts dans le cadre du
programme ARDA. Des cours
d'enseignement général par
exemple qui permirent à des
adultes d'atteindre le niveau
de la 10e année et de poursui-
vre leurs études dans des
domaines plus spécialisés en-
suite. ‘Une centaine d'adultes
s'y étaient inscrits et ils rece-
vaient de l'argent pour suivre
cette formation’, indique Al-
phonse Perron.
Un cours de soudure de 5
jours, aussi, auquel ont parti-
cipé dans un des garages de la
région une bonne vingtaine de
personnes.
‘’La pêche ne rapportant rien,
on a offert aussi une formation
de menuisier/charpentier, se
souvient Alphonse Perron. 25
adultes s'y étaient inscrits”.
Le comité ARDA s'est éga-
lement assuré de trouver des
débouchés à ces nouveaux arti-
sans. Ainsi, une menuiserie
Faut-il
continuer
époque.
vos réactions!
Jarre).
de revivre
faites connaissance
avec l’histoire
de la famille
8 """"LATIBÉRTÉ. ‘hr semame du 28 novembre au4'décembré 1986":
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L'histoire de Laurier
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CRC EC ENT TIENNE n
Alphonse Perron déclarait en
1966 que ‘‘les gens n'aiment
pas qu'on appelle leur région
une région déprimée. Cepen-
dant, depuisl'implantation du
programme de développe-
ment, il règne entre les lacs
une atmosphère d'optimisme
et de détermination’.
produisant des échelles s'est
installée à Saint-Laurent. De
même, une entreprise de con-
fection qui fabriquait des vête-
ments de sport a ouvert un ate-
lier dans la région, employant
C'ÉTAIT LES 60?
La chronique C'ÉTAIT LES 60, c’est une mise en
perspective d'événements marquants qui se
sont déroulés durant cette décennie charnière.
Chaque semaine depuis 8 mois, C'ÉTAIT LES 60,
donne la parole aux témoins privilégiés de cette
Que pensez-vous de cette série originale? Faut-
il la poursuivre en 87? Nous voulons connaître
Par écrit: La Liberté, C.P. 190, R2H 3B4
Par téléphone: 237-4823 (demandez à parler avec
Lucien Chaput, Bernard Bocquel ou Stéphane
u..!
jusqu'à 60 femmes formées
sur place. Cependant, ni l’une,
ni l'autre de ces usines ne sont
restées pendant très longtemps
en activité.
Des entreprises venues à ce
moment-là à Saint-Laurent, il
ne reste plus que l'abattoir.
C'est aussi à cette époque qu'à
été construite la salle commu-
nautaire.
Parmi les autres bénéfices
de ces programmes, l'ancien
fermier de Saint-Laurent cite
“la formation de directeurs, de
gens capables de mener la
communauté, de l'administrer,
de gérer les affaires du village
et de la municipalité.”
Pas vraiment
L'autre grand domaine d'in-
tervention du programme ARDA
concerne bien sûr l'agriculture.
Outre les cours de gestion d'une
ferme ou d'économie domesti-
que, l’aide a été plus directe
avec le versement de primes
au défrichement. Pour chaque
acre déboisé, le fermier tou-
chait entre 4 et 6 dollars du
gouvernement.
‘On recevait un octroi pour
ouvrir du terrainet le cultiver”,
raconte Yves Kerbrat, fermier
dans la municipalité. ‘"Aupara-
vant, on n'avait pas vraiment
envie de dégager de nouvelles
terres pour la culture, parce
qu'entre les lacs leterrain n'est
pas très bon‘.
Pour nourrir le bétail, les
fermiers ont été encouragés à
semer de la luzerne plutôt qu'à
ramasser le foin naturel. ‘Cela
nous a beaucoup aidés, affirme
Yves Kerbrat, plusieurs millions
de dollars sont tombés entre
les lacs. D'ailleurs, ce sont ceux
qui ont participé ou bénéficié
de ces programmes qui ont pu
aller de l'avant.”
Partis
L'argent n'estcependant pas
venu uniquement des gouver-
nements, ainsi un rapport d'ac-
tivité des projets ARDA men-
tionne que la somme de 600$ a
été collectée pour la mise en
place d'une clinique dentaire à
l'école élémentaire pendant 3
semaines en 1969: ‘C'était la
première fois que nos enfants
recevaient des soins dentaires”.
Tous les programmes mis en
place à cette époque ont sans
doute contribué au dévelop-
pement et à l'élévation du
niveau de vie des habitants de
Saint-Laurent: ‘beaucoup plus
de gens seraient partis'’, affirme
Alphonse Perron qui vit main-
tenant en ville.
Beaucoup sont partis quand
même puisque la population
comptait ‘environ 1 800 âmes,
se composant largement de
Métis et de Canadiens fran-
çais, avec quelques habitants
d'ascendance anglo-saxonne
ouautre'',comme l'indiquait, à
la conférence de l'ICAP, AI-
phonse Perron. Aujourd'huion
ne recense plus que 1 114
habitants dans la municipalité.
Stéphane JARRE
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vus
On peut dire beaucoup
de choses de Daniel Lavoie,
mais une des choses qu’on
ne peut pas dire de lui,
c’est qu’il est une «bête de
scène.
Ce n’est tout simplement pas
un chanteur qui se sent à l’aise
sur les planches, on ne s’en sort
pas. La scénograhie de la tour-
née «Hôtel des rêves», qu’on a
pu voir à Winnipeg en 85, en
est un bon exemple.
Cette tournée, qui faisait suite
au disque «Tension Attention»,
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samedi au dimanche de 7h à 14h
“Vue sur la mer” de Daniel Lavoie
L’anti-star dans la cage aux rêves
annonçait un nouveau Daniel
Lavoie, plus osé, plus techno-
pop. La mise en scène de ce
spectacle incorporait des acces-
soires aussi divers qu’un cha-
peau haut de forme et un mas-
que à gaz.
On voulait que la tournée
reflète un changement: le pas-
sage du doux crooner en com-
plet blanc au new-waver aux
effets sensationnels. Le but de
l'exercice semblait être d’exor-
ciser le côté «chansonnier» de
l’image de Daniel Lavoie. (Ce
symbolisme était évident lors-
que, dans le spectacle «Hôtel
des rêves», le «nouveau» Lavoie
venait remplacer un mannequin
de «l’ancien» Lavoie, assis au
piano).
Mais il faut se rendre à l’évi-
dence: Daniel Lavoie n’est pas
foncièrement un new-waver
c'est un crooner! Comme Sina-
tra dans le temps, comme Brian
Ferry de Roxy Music aujour-
d’hui. Et, finalement, c’est dans
ce genre qu'il excelle, pas dans
les rythmes électroniques.
C’est cet heureux retour au
Daniel Lavoie «balladier
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moderne» qui caractérise son
nouvel album «Vue sur la mer.
Sur ce nouveau disque, on a
l'impression que le chanteur
nous dit: «Tension Attention»,
c'était pour les autres; «Vue sur
la mers, c'est pour moi.
Le Manitobain errant a fina-
lement trouvé le juste milieu
entre la ballade lyrique et le
pop synthétisé des 80. À ce
niveau, «Vue sur la mer» est
plus mûr, voire plus sincère,
que «Tension Attention» ne
l'était.
Sérieux?
Daniel Lavoie n’a maintenant
qu’à se réconcillier aveclascène.
«J'ai de la difficulté à être star,
a-t-il dit dernièrement dans une
entrevue au téléphone avec
Ginette Caza à CKSB. Ce n’est
pas vraiment le métier que
j'avais prévu. J'ai des amis en
France qui sont complètement
stars. Jeanne Mas, par exem-
ple: avecses costumes, ses trucs,
ses personnages. Moi, je ne
suis pas un chanteur à temps
plein.»
L'auteur d’Ils s’aiment va
même un pas plus loin en ajou-
tant: «Si tout va bien (après Vue
sur la mer), je ne ferai plus
d’autres disques. Mon but ultime
est de devenir compositeur pour
les autres. On m’a déjà demandé
des chansons en France et au
Canada, Ginette Reno entre
autres. C’est ça que j'aime faire.
Ça m'’enlève la pression de me
produire sur scène».
Daniel Lavoie est-il sérieux,
LE CERCLE MOLIÈRE
présente
Roger Auger
L ]
Simon Boivin, Germaine Gosselin-
Marion, Ronald Séguin.
ou est-il en train de nourrir sa
réputation «d’anti-star»?
Il vient de terminer un deu-
xième disque en anglais com-
prenant des chansons de Vue
sur la mer et de Tension Atten-
tion. Ce disque, qui sortira en
janvier 1987, n’a pas été pro-
duit, selon lui, pour percer sur
le marché américain. Mais sur-
tout pour faire connaître l’ar-
tiste comme compositeur an-
glais. (Il faut croire qu'il est
sérieux!) ;
«Percer aux Etats-Unis, ça me
fait un peu peur, dit-il. J'aime
prendre mes vacances là-bas.
Je vais dans le désert, où tu n’as
pas envie de te faire déranger».
Chose certaine, Daniel Lavoie
souhaiterait le genre de car-
rière où la vente de disque ne
dépend pas directement des
longues tournées. Seuls quel-
ques musiciens préviligiés, dont
Donald Fagan et Walter Becker
de Steely Dan, ont réussi ce
coup rare.
l'est plus que probable que
notre crooner préféré soit obligé
de «quitter son île» régulière-
ment pendant quelques années
encore.
Daniel TOUGAS
mise en scene de
Claude Dorge
décors et costumes
Réjean Labrie
Joan Murphy
edairages
Raymond Lemieux
musique
Gerard Jean
Un spectacle pour
de
Hélène Massicotte, Pascale Pilote
Jean Fontaine
Fin
0
da Une presentanion de |
toute la famille
du 5 au 19
décembre
1986
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Dob Huculak Suzanne Charñier
LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 9
> Imperale Lree
| Daniel
TOUGAS
The Revival. Cette pre-
mière pièce de la Mani-
tobaine Sandra Birdsell n’a
pas le charme et l’humour
de «Primrose School Dis-
trict #109», qu’on a pu voir
au Prairie Theatre Exchange
au mois d’octobre.
Mais l'auteure brosse tout de
même un tableau marquant des
solitudes qui peuvent coexister
au sein d’une même famille.
L'histoire, qui se passe dans
un petit village dans le sud du
Manitoba, tourne autour de
Mika (jouée par Sherry Bie).
Mika, c'est une mère de famille
Salle du Centenaire
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11 numéros
Empty House
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39 numéros
Bonanza
l
3 000$
d'enseignement.
anglais.
qui voit sa vie et sa foi boule-
versée lorsqu'un ancien béguin,
un chanteur dans un groupe
religieux itinérant, revient la
voir dans son hameau.
Au sein de cette crise fami-
liale, un contraste intéressant
s'établit entre les réactions de
Mika, la femme mennonite, et
celles de son mari métis, Mau-
rice.
Bien que la pièce sombre
parfois dans le mélodrame, les
interprétations demeurent fortes
et les personnages crédibles.
(Au Prairie Theatre Exchange
jusqu’au 7 décembre).
La Tougâterie: Quelle est
la plus ancienne troupe de théi-
tre (francophone ou anglophone)
au Canada? Et, puisqu'on y est,
quelle est la troupe de ballet la
plus ancienne au Canada?
La troupe de théâtre: Le Cer-
cle Molière. (Fondé en 1925)
La troupe de ballet: Le Ballet
royal de Winnipeg. (Fondé en
1939).
à
«Lorsque le Cercle
Molière a monté «Je m’en
vais à Régina» en 1975,
M Major & Minor
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Nous acceptons présentement les inscriptions au pro-
gramme de clavier destiné aux jeunes enfants pour la
session débutant en janvier 1987.
e Adapté aux jeunes de 4 à 8 ans.
e Enseigné dans un environnement de groupe stimulant.
e La responsable du département a son diplôme
e L’instruction est disponible soit en français, soit en
e Le programme du cours est offert en anglais ou en
français avec des activités particulières qui démon-
Claude Dorge: «Je ne crois pas que la pièce avait été travaillée
comme une comédie en 1975. Moi, je la traite comme une pièce
comique qui devient progressivement sérieuse. On a voulu aussi
que les rôles des parents soient joués par les mêmes comédiens.
Laurette Rouillard n’a pas pu recréer le rôle de la mère, mais
Ronald Séguin jouera le rôle du père.»
La Liberté,
le journal de l’année
de l'Association
de la presse
francophone
hors Québec.
és.
photo: Hubert Pantel
Sherry Bie (Mika) et Lee J. Campbell (Maurice) dans The Revival.
c'était la première fois
qu’on voyait nos gens sur
la scène.»
«Le sujet, en plus, c'était l’as-
similation. Ça a soulevé une
petite controverse dans la com-
munauté» souligne le metteur
en scène Claude Dorge.
C'est cette même pièce de
Roger Auger que le Cercle
Molière présentera au public
manitobain, du 5 au 13 décem-
bre, à la salle Pauline-Boutal du
CCFM.
Claude Dorge, ne plaisante
pas lorsqu'il parle de la contro-
verse qu'avait suscité «Je m'en
vais à Régina» en 75. Le Cercle
Molière a toute une chemise
pleine de coupures de jour-
naux: des ae dans le Free
Press, des lettres et des édito-
riaux dans La Liberté.
«Si Roger Auger écrivait cette
pièce aujourd’hui, ça serait dif-
férent. La situation au Mani-
toba n’est vraiment plus la
même. En quelque sorte, Roger
Auger annonçait, à sa façon, la
fin du fait français au Mani-
toba. Si on la monte 11 ans plus
tard, c’est la preuve qu'on est
encore là!»
Claude Dorge avait songé
pendant quelques temps de
mettre le texte à jour. Mais
après réflexion, il a décidé de
monter la pièce telle quelle.
«Ça peut être fascinant de
voir cette époque (quand même
assez récente) recréée sur la
scène. Les gens vont voir les
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costumes et ils se diront: c’est
pas possible qu’on s’habillait
de même! Des verges et des
verges de fortrel!»
Le Cercle Molière s’est donné
de la peine pour reconstituer
l’époque dans tous ses détails.
Vous avez peut-être vu l’an-
nonce qui paraît dans La Liberté
depuis quelques semaines: «Le
Cercle Molière est à la recherche
des effets suivants: un sac de la
Librairie Landry portant le logo
et un sac d’Eaton des années
70.»
Eh oui, Claude Dorge pro-
met que ça sera du vrai Roller
Derby que les spectateurs enten-
dront sta télévision du 5 décem-
bre au 13 décembre!
Par ailleurs, le Cercle Molière
a annoncé récemment lors de
sa réunion annuelle que le défi-
cit encouru dans les saisons
passées a été comblé. La troupe
francophone se joint alors aux
nombreux groupes artistiques
de Winnipeg (dont le Mani-
toba Theatre Centre, l’Orches-
tre symphonique et le Prairie
Theatre Exchange) qui fonction-
nent actuellement dans le noir.
Cette situation des arts au Mani-
toba est quasi unique au Canada.
©
La semaine dernière,
vous avez pu lire dans cette
chronique un article sur
le nouveau départ musi-
cal de la chanteuse franco-
manitobaine, Pierrette
LaRoche.
Veuillez noter que son nom
s'écrit bien LaRoche et non pas
Laroche comme on le voyait
écrit dans le texte.
Et pendant que Pierrette
LaRoche nous annonçait la dis-
solution du groupe «Night
Work», l'annonceur radio-cana-
dien Pierre Guérin faisait du
Night Work d’un autre genre.
Vous avez peut-être vu l’ani-
trent le folklore des cultures.
e L’instrument peut être fourni dans votre maison pour
les sept premières semaines.
° Le cours sert d'introduction au clavier, au piano et à
l’orgue.
mateur de «L’autoroute élec-
tronique» dans une annonce
commerciale pour le disque
«The Power of Love», une com-
pilation à la K-Tel (qué-taine)
de chansons du top 40.
Apparemment, l’annonce est
beaucoup passée à l’automne
endant les parties de base-
Pal et aussi pendant le «Late
Night» de David Letterman. «J'ai
travaillé avec les meilleurs!» a
lancé l'annonceur. En riant.
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10 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986,
DECEMBRE
Winnipeg: ‘‘28 a au Cinéma 3, à
20h, du 28 novembre au 4 décembre.
Winnipeg: ‘‘Dreamchild”’ et “Legal
Eagles”, au Cinéma 3. Dreamchild
à 19h30, Legal Eagles à 21h15, du
5 décembre au 11 décembre.
Saint-Boniface: Kelley Fry, au Foyer
du Centre culturel franco-manito-
bain, du 3 au 6 décembre.
Winnipeg: Le Prairie Theatre Ex-
change présente «The Revivalh de
Sandra Birdsell, à 20h, jusqu’au 7
décembre.
Winnipeg: le Manitoba Theatre
Centre (Mainstage) présente «A
Christmas Carol» de Charles
PIÉRAOSRR ANNE IRQUAU 20 décem-
re.
Winnipeg: «The Persuasive Image:
Contemporary Posters from the
People's Republic of China», à la
galerie 1.1.1.
Vendredi 28
Ste-Anne: Soirée d'humour et de
musique avec Vincent Dureault et
Gérard Jean, au Centre culturel
coopératif de Ste-Anne.
Winnipeg: «Bix: Ain'tNone of Them
Play Like Him Yet», un film de Bri-
gitte Berman, à 20h, au Cinéma
Main.
Saint-Boniface: Marc Fredette et
ensemble, au Foyer du Centre cul-
turel franco-manitobain.
Samedi 29
Winnipeg: «Bix: Ain't None of Them
Play Like Him Yet», un film de Bri-
gitte Berman, à 20h, au Cinéma
Main.
Winnipeg: l'Orchestre symphoni-
que de V'AAIRee présente «Sea-
gram Pops #3», à la salle du cente-
naire, à 20h.
Saint-Boniface: Marc Fredette et
ensemble, au Foyer du Centre cul-
turel franco-manitobain.
Saint-Boniface: Jazz de Ken Gold,
au Foyer du Centre culturel franco-
manitobain, de 15h à 18h.
Saint-Léon: Soirée de saynètes, de
chansons et de musique, genre
vin-fromage, organisée par le co-
mité culturel de Saint-Léon au pro-
fit du projet “Livre historique des
écoles de Saint-Léon’’, au Centre
récréatif, à 20h.
Saint-Joseph: Partie de cartes orga-
nisée à l’occasion de la Sainte-
Cathérine à la salle Saint-Martin à
20h. (Marie Sarrasin: 737-2355).
Saint-Boniface: Assemblée annuelle
du Conseil jeunesse provincial, à
9h, à l’école du Précieux-Sang.
Ste-Anne: Soirée d'humour et de
musique avec Vincent Dureault et
Gérard Jean, au Centre culturel
coopératif de Ste-Anne.
Dimanche 30
Laurier: Bazar organisé par le club
d'âge d’or Nouveaux Horizons de
14h à 16h dans leur nouveau centre.
Saint-Boniface: ‘‘Soirée du bon
vieux temps”, au Foyer du Centre
culturel franco-manitobain, à 19h.
LE CALENDRIER PROVINCIAL
Winnipeg: l'Orchestre symphoni-
que de Winnipeg présente «Family
Pops #3», à là salle du centenaire, à
14h.
Lundi 1er
Saint-Jean-Baptiste: Assemblée an-
nuelle de la Caisse populaire à 20h
à la salle du centenaire.
Mardi 2
Saint-Boniface: La Muse gueule
présente «La soirée du bon jeune
temps», au foyer du Centre cultu-
rel franco-manitobain.
Mercredi 3
Sainte-Anne-des-Chênes: Assem-
blée annuelle de la Caisse popu-
laire à 20h au centre culturel.
Saint-Boniface: Vernissage de l’ex-
position de Marcel Debreuil, à
20h, au Centre culturel franco-
manitobain, jusqu’au 3 janvier.
Winnipeg: Le Théâtre Warehouse
présente «We Can't Pay. We Won'’t
Pay», de Dario Fo, à 20h, jusqu’au
20 décembre.
Vendredi 5
Winnipeg: L'Orchestre symphoni-
que de Winnipeg présente «Musi-
cally Speaking #3, à la salle du cen-
tenaire, à 20h.
Saint-Boniface: Le Cercle Molière
présente «Je m'en vas à Régina» de
Roger Auger, à 20h, jusqu’au 13
décembre.
Winnipeg: L'Orchestre symphoni-
ue de DnNIESS présente «Han-
dal Messiah», à la salle du cente-
naire, à 20h.
Winnipeg: «Crime Wave», un film
de John Paizs, à 20h, au Cinéma
Main.
Saint-Boniface: Activités de Noël
pour les enfants de 6 à 14 ans au
sous-sol de la bibliothèque muni-
cipale de Saint-Boniface, à 10h30
— décoration de l’arbre de Noël, à
15h — une heure de bricolage.
(Les inscriptions sont limitées).
Dimanche 7
Saint-Boniface: La chorale des Intré-
pides présente un concert de chan-
sons de Noël, à la Cathédrale de
Saint-Boniface, à 20h.
Holland: Le 5e gala de Noël de la
Tiger Hills Arts Association, expo-
sition à 16h30, souper à 17h30 et
vente aux enchères en soirée, bil-
lets à l'avance seulement. (L’'Asso-
ciation Tiger Hills: 526-2063 ou
526-2701).
Winnipeg: Repas à la fortune du
pot (pot luck) organisé par le comité
culturel de Winnipeg, à 16h30, à la
salle Geurtin, 600, av. Bannatyne,
entrée rue Furby. (774-5863).
Ste-Anne: Défilé de modes, au
Centre culturel coopératif de Ste-
Anne.
Mardi 9
Lorette: Messe à 18h suivie d’un
souper pot luck à la salle parois-
siale pour les membres de la Ligue
féminine catholique et leurs con-
joints.
LE CLUB LAVERENDRYE
Venez danser
au Club LaVérendrye
Cette semaine avec
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° CLUB PRIVÉ
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La semaine prochaine avec
«Glyder»
Les 4, 5 et 6 décembre
Bingo lundi, mercredi, jeudi et vendredi
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Saint-Boniface
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LIBERTÉ
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Une guerre
en terre bonifacienne?
Voir page 19
x de la tran
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brillante idée
Bernard BOCQUEL
Vous cherchez
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qu'on n'oublie pas?
Arrêtez de vous casser la tête!
La Liberté vous offre la solution en page 11
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+
| LA {
En éditorial:
, + Lucien CHAPUT fustige la SFM (p. 3)
camera enr | © Bernard BOCQUEL tance Howard Pawley (p. 2)
La série continue en 7
de cadeau
Méfiez-vous de certains
jouets de Noël ....….;
Vous avez un tas de belles choses en
commun avec vos parents, VOS amis,
VOS VOISINS.
Pour en avoir encore plus,
offrez-leur pour Noël le cadeau idéal
LA
LIBERTE
Car ils penseront à vous chaque vendredi!
Pour rappeler votre bon souvenir (et a/imenter les conver-
sations!) chaque semaine, il suffit tout simplement de rem-
plir le coupon ci-dessous.
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CCC
prénom
ville rue code postal
Ci-joint un chèque (ou un mandat-poste) de 21$ au nom de:
La Liberté, C.P. 190, St-Boniface R2H 3B4
ATTENTION!
Pour 3$ de plus, nous envoyons une lettre à la personne pour lui laisser
savoir à qui elle doit son cadeaul
Bien sûr, si vous tenez à faire plaisir à plus d'une personne, voici un
deuxième coupon. Les règles du jeu établies ci-dessus restent le mêmes.
prénom
rue code postal
La Liberté, le journal de l'année de l'APFHQ
1’: : LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986
11
_
LE PAIEMENT ANTICIPE DU CREDIT
D'IMPOT POUR ENFANTS
756 000 familles en
bénéficieront
en novembre
Le gouvernement du Canada
fera parvenir automatique-
ment aux parents
qui bénéficient d'un
crédit d'impôt pour
enfants un paiement
anticipé dès le mois
de novembre de cette
année.
Ce paiement anticipe a pour but de
venir en aide aux familles à revenu
modeste afin qu'elles renoncent
aux services des escompteurs
d'impôt pour obtenir leurs
chèques de crédit d'impôt.
Ainsi, les parents
e DONT LE REVENU
FAMILIAL EN 1985
ÉTAIT INFÉRIEUR
A 15000$
e QUE ONT UN
OÙ PLUSIEURS ENFANTS
AGES DE MOINS DE T8 ANS
AU 31 DECEMBRE 1986
e QUI ONT RECU UN CRÉDIT D'IMPÔT
POUR ENFANTS EX 1985
pourront recevoir, pour chaque enfant,
un paiement anticipe du crédit d'impôt
d'un montant de 300 $ correspondant, pour
1986, aux 2/3 environ du crédit maximal
d'impôt de 454$. En 1985, le crédit maximal
était de 384$ par enfant.
Pour obtenir le solde du crédit d'impôt pour
enfants, les parents devront remplir l'annexe
appropriée dans le rapport d'impôt 1980.
Les parents qui reçoivent des allocations
familiales mais qui ne sont pas admissibles
au paiement anticipé d'impôt, selon les
criteres énumérés plus haut, peuvent toutefois
bénéficier du crédit d'impôt pour enfants
en remplissant leur déclaration d'impôt 1986.
Canadä I*
12 LA LIBÉRTÉ, la semaine du 2B novembre au 4 décembre 1986 ‘
N'oubliez pas
de consulter le dépliant
qui accompagnera votre chèque
d'allocation familiale émis à la fin
de novembre,
Pour de plus amples renseignements,
veuillez communiquer avec le bureau de
district d'impôt le plus près de chez vous.
Le paiement anticipé
du crédit d'impôt
pour enfants :
quelle bonne idée!
Revenu Canada Impôt Revenue Canada Taxation
Santé et Bien-être social Health and Welfare
Canada Canada
Et si les Royals jouaient pour la HTHL?
Jos Parent (à droite). Baptiste et Lorette se valent...
———Les vieilles angoisses -—
Jouera-t-il à Sainte-
Agathe? Ou à Saint-
Pierre-Jolys? A l'heure
où La Liberté allait sous
presse, Charlies Edwards
était encore indécis.
Capitaine des Knights de
Sainte-Agathe l'an dernier,
meilleur défenseur de la RRVI
en 1985-86, il n'y a pas de
doute que le résidant de Niver-
ville serait chez lui à Sainte-
Agathe, qui compte déjà sur
les mêmes joueurs que l'an
dernier.
Mais, et il y a toujours un
mais, il faut se souvenir que
Charlies Edwards a déjà joué
dans la Ligue Hanover-Taché.
D'abord avec les Canadiens de
Saint-Pierre. Et avec les Clip-
La Broquerie — La Chambre
de commerce de La Broquerie
lance son concours annuel de
décoration des maisons.
Plusieurs juges circuleront
dans le village à la veille de
Noël et récompenseront les
particuliers qui auront égayé
les abords de leur demeure
avec imagination et originalité.
Comme pour le concours d'ern-
bellissement durant l'été, les
gagnants recevront 50$ et une
plaque de félicitation pour le
premier prix, une plaque pour
le second prix.
La Division scolaire
de Saint-Boniface n° 4
recherche un(e)
suppléant(e)
à plein temps (1.0)
pour enseigner Français 9 et
10® années, et Histoire 11€
année, au Collège Louis-Riel.
L'enseignant(e) devra participer
aux activités parascolaires et
adhérer à la philosophie de
l'école française.
Date d'entrée en fonction: immé-
diatement.
Les intéressé(e)s doivent s’adres-
ser à:
Monsieur Roger Druwe
Directeur
St] DJCoiiège Louis-Riel
ED 585, rue St-Jean-Baptiste
Sinnpes (Manitoba)
R2H 2Y2
Tél.: 237-8927
Charlie Edwards. Le meilleur
défenseur en 85-86.
pers de Niverville par la suite.
Pour aboutir à Sainte- -Agathe ”
en 1984, après avoir joué pour
les Saints de Saint-Boniface,
les Bisons de l'Université du
Manitoba et les Huskies de
Steinbach.
Comme Niverville n'a plus
d'équipe dans la Ligue Hanover-
Taché, Charlie Edwards peut
jouer pour Saint-Pierre-Jolys.
C'est vrai qu'il est plus attra-
yant de jouer pour une équipe
qui a une bonne chance de
gagner (Saint-Pierre) qu'une
Jos Parent se sent très
à l’aise derrière le banc
des Royals de Saint-Jean-
Baptiste. L'entraîneur de
l'année de la Ligue Han-
over-Taché en 1985-86
a retrouvé dans le Red
River Valley Internatio-
nalle même type d'équipe
qu'il dirigeait à Lorette
l'an dernier.
«Les Royals, c'est le même
genre d'équipe que j'avais à
Lorette affirme Jos Parent.
J'avais des bons jeunes joueurs
à Lorette, et j'ai le même genre
de joueurs à Baptiste. Le désir
de jouer est vraiment là.»
Peut-on comparer le niveau
de jeu entre les deux ligues?
«Si les Royals jouaient dans la
Ligue Hanover-Taché, on ne
équipe qui n'avait aucune
chance de gagner (Wiverville)!
Enfin, comme le concède
Charlie Edwards, le fait qu'il ya
plus d'équipes dans la Ligue
Hanover-Taché rend cette ligue
plus allèchante.«Dansla RRVI,
explique-t-il, il se pourrait qu'on
joue contre quatre équipes
seulement. Tu joues tellement
souvent contre les mêmes équi-
pes que tu commences à trop
connaître les joueurs. Tu ne
veux pas les connaître à un
point où tu veux t'asseoir avec
eux et prendre un café! Une
situation comme ça peut nuire
à ton jeu.»
On saura très bientôt si Char-
lie Edwards sera un Canadien
ou un Knight en 85-87. En
attendant, observez de très près
les gérants des deux équipes
durant la fin de semaine. Si
Rhéal Lemoine de Sainte-Agathe
affiche un plus gros sourire
qu'Henri Bérard de Saint-Pierre-
Jolys, Charlie sera un Knight.
Et vice versa. Evidemment!
Lucien CHAPUT
___Saint-Claude
a embarqué
«Les meilleures équipes
de chaqueligue devraient
être au même niveau, sug-
gère Wayne Bower, pré-
sident de la Ligue South
La Division scolaire
de Saint-Boniface no 4
recherche des
enseignant(e)s
A
pour faire de la suppléance à
tous les niveaux dans les écoles
françaises et d'immersion.
On demande aussi des sup-
pléants en musique, éducation
physique, harmonie, guitare,
etc.
S'il vous plaît faire parvenir votre
curriculum vitae à:
Germaine Gosselin-Marion
Secrétaire administrative
Division scolaire de
Saint-Boniface
50, chemin Monterey +] D)
RATES (Manitoba) DD)
Central Intermediate. (*)
La Ligue South Central Inter-
mediate? Eh oui, la Pembina
Hills Intermediate et la Central
Plains Intermediate se sont
mariées. Et les deux ont changé
leur nom.
SOUTH CENTRAL
INTERMEDIATE
Neuf équipes disputeront 24
matchs durant la saison. Les
premiers matchs ontcommencé
le 14 novembre. Dès la semaine
prochaine, La Liberté vousinfor-
mera en détail sur le hockey
dans La Montagne.
Les neuf équipes sont: Glad-
stone, Somerset, Bruxelles,
MacGregor, Saint-Claude, Hol-
land, Oakville, Mariapolis et
Notre-Dame-de-Lourdes.
(*) L'exécutif est formé de: Wayne
Bower de Mariapolis (président),
Larry Michaels de Holland (vice-
président), Reid Kelner de Swan
Lake (secrétaire-trésorier), Léo
Delaquis de Somerset (statisticien)
et Harry Nichol de Bagot {arbitre
en chef).
LA AHBERTÉ, la semaine du 28 noyembre au 4 décembre 1986
serait pas les derniers, lance le
résidant de Morris. On serait
au milieu du paquet.»
D'ailleurs, les Royals ont joué
trois matchs hors concours
contre des équipes de la Han-
over-Taché. Le compte final:
un match de gagné contre
Lorette (7 7 à 8), un match nul
contre Sainte-Anne (4 à 4) et
un match perdu contre Saint-
Malo (72 à 3).
«Si Lorette et Saint-Jean
jouaient dans la même ligue,
les deux équipes seraient pas
malégales, poursuit Jos Parent.
La seule affaire, c'est qu'à
Lorette, j'avais le meilleur gar-
dien de but de la ligue en 1985-
86. Et à Baptiste, pour l'instant
mon meilleur gardien de but
est blessé.»
Autres différences entre les
ligues? «ll va y avoir un peu
plus de rivalité dans la RRVI. Tu
joues les mêmes équipes plus
souvent. Des fois, ça peut créer
de petites rancunes. Mais ça
ne devrait pas nous nuire.»
«Les jeunes ont une bonne
attitude, conclut Jos Parent. Et
il y a vraiment un bon follo-
wing. Le monde de Baptiste est
vraiment pour l'équipe senior
du village. Avec les bonnes
crowds, ça pourrait nous don-
ner une couple de victoires en
plus.»
Lucien CHAPUT
De l’action
en masse!
«La saison commence
trop tard, affirme Rhéal
Lemoine, gérant des
Knights de Sainte-Agathe.
Lesautresligues ont com-
mencé au début du mois
de novembre».
Voilà ce qui explique la réu-
nion d'urgence convoquée par
l'exécutif de l'équipe cham-
pionne de la RRVI en 1985-86
la semaine dernière. Lorsqu'il
n'y a eu qu'une poignée de
HANOVER-TACHE
La deuxième semaine
Mercredi 19
Saint-Malo 11, La Broquerie 5
Jeudi 20
Grunthal 9, Saint-Pierre 6
Vendredi 21
Landmark 1, Saint-Malo 5
Samedi 22
:_ Lorette 4, Mitchell 8
Sainte-Anne 13, [le-des-Chênes 2
Dimanche 23
La Broquerie 3, Steinbach 7
Mardi 25
Lorette 2, Steinbach 4
Saint-Malo 2, Mitchell 3
La Broquerie 3, Grunthal 4
Saint-Pierre 1, Ste-Anne 9
joueurs qui assistent aux pra-
tiques, on s'inquiète.
On s'est inquiété pour rien,
cette fois. Puisqu'à une semaine
du début de la saison, l'équipe
de Sainte-Agathe se porte dan-
gereusement bien.
RED RIVER VALLEY
INTERNATIONAL
Sauf pour John Duncan qui
patine en Angleterre cette
année, et l'indécis Charlies
Edwards, ce sera le mêmeteam
que l'an dernier, avec quelques
petites modifications.
Bill Langdon (Sainte-Agathe
en 84-85, Saint-Jean-Baptiste
en 85-86) est revenu à Sainte-
Agathe. Larry Skoleski, qui a
assisté au campd'entraînement
des Jets, lacera ses patins à
Sainte-Agathe cet hiver.
Ajoutons les recrues sui-
vantes: Steve Lagassé de Saint-
Adolphe, Russ Dickason de La
Salle/Saint-Adolphe et Claude
Vauriot, un gardien de but de
La Salle.
Force nous est de conclure
que le premier match Sainte-
Agathe/Saint-Jean-Baptiste.
(Le «Battle Royal!» lance Rhéal
Lemoine)qui aura lieu à Sainte-
Agathe le dimanche 7 décem-
bre promet encore plus d'ac-
tion que ceux de l'an dernier.
L.C.
SALON MORTUAIRE
OUTU
E.]. Coutu, président
L.P. Coutu
«Un service fort de la tradition»
Nous vous offrons un service d’informa-
tions sur les coûts, choix de cercueil
(option d'acheter ou de louer), crémation,
préparation, etc. N'hésitez pas d'entrer
en communication avec nos conseillers
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informations importantes.
Edouard Coutu
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156, rue Marion, Saint-Boniface (Manitoba) Tél.: 233-7453
1,12 Ur tnt
13.
On voulait de l’ordre.
On est en route vers le
désordre. Voilà où en sont
arrivées les bonnes inten-
tions de la Ligue Natio-
nale à l’égard de la vio-
lence. John Ziegler et la
gang, réveillez-vous! Votre
plan d’action fait fausse
route.
Le plan d'action de l’admi-
nistration de la LNH avait un
objectif noble. Il fallait élimi-
ner les bagarres et les ‘goons’.
Et il fallait sévir pour les bâtons
élevés. En parties hors-concours,
on a mis à l’épreuve de nou-
veaux règlements. Ils ont été
adoptés pour la saison régu-
lière.
André
BRIN
VOL 86-87
En réalité, il n’y a qu’un nou-
veau règlement. L'instigateur
d’une bagarre recevra une puni-
tion mineure de plus. Mais l’ad-
ministration demandait en plus
aux arbitres de sévir plus sou-
vent pour le bâton élevé. Parlez-
LA FÉDÉRATION DES AINÉS
FRANCO-MANITOBAINS INC.
est à la recherche d’un(e)
COORDONNATEUR(TRICE)
à temps partiel
Si vous avez un intérêt particulier vis-à-vis les aînés, si vous
savez organiser, si vous connaissez la dactylographie, et
vous avez un horaire flexible, ce poste pourrait vous
intéresser.
Entrée en fonction: au début janvier.
Salaire: à négocier.
Les candidat (e)s intéressé (e)s sont prié (e) s de faire parvenir
leur demande avant le 9 décembre 1986 à:
FAFM
C.P. 205
Saint-Boniface (Manitoba)
R2H 3B4
Health and Welfare
Canada
Santé et Bien-être social
Canada
Possibilités d'emplois
Santé et Bien-être social Canada
Direction des services médicaux
Région du Manitoba
La région du Manitoba offre des services de santé complets aux
autochtones des collectivités isolées du Nord du Manitoba.
Les infirmiers et infirmières de la santé publique assurent des
services de santé de base, notamment des services de soins
infirmiers d'urgence et de santécommunautaire, dans 18 postes
de soins infirmiers et 5 postes de santé de 23 collectivités du
Nord du Manitoba. Des emplois à plein temps et des emplois de
surnuméraire sont actuellement vacants et peuvent être occupés
immédiatement par des infirmiers ou infirmières inscrits qui ont
un baccalauréat en soins infirmiers ou de l'expérience dans ce
domaine. Les demandes de candidats possédent les qualités
requises seront conservées et serviront à doter les futurs postes
vacants. La connaissance de l'anglais est essentielle. Le salaire
annuel de base s'échelonne de 26 410$ à 36 633$, plus les
allocutions et avantages additionnels. Relever le défi d'être un
professionnel de la santé chez les autochtones du Canada, c'est
faire un premier pas dans une carrière exaltante et gratifiante.
On peut obtenir de plus amples renseignements sur ces postes
en téléphonant à R. Dozois, au (204) 949-2447 (frais virés).
Faites parvenir votre demande ou votre curriculum vitae à:
W. Suarez
Chef, gestion du personnel
Santé et Bien-être social Canada
303, rue Main, pièce 101
Winnipeg (Manitoba)
R3C 3G7
Téléphone: (204) 949-8092 (anglais)
(204) 949-2447 (français)
Veuillez présenter votre demande avant le 15 janvier 1987.
Les renseignements personnels fournis sont protégés en vertu
de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ils
seront versés à la banque de données sur le personnel NWH/P-
SE-902.
Information is available in English by contacting the above-
mentioned person.
Canada
14:
moi de confiance! On demande
aux arbitres de ne plus laisser
passer des punitions. Autant
dire que l’an dernier, les arbi-
tres ne se servaient pas tou-
jours du règlement!
En tout cas, ce qui estévident
tôt dans la saison, c’est que le
plan d’action ne fonctionne pas.
Les arbitres se protègent avec
les punitions aux instigateurs.
Les deux batailleurs finissent
pas avoir sept minutes dans le
cachot. Mais il y a autant de
batailles qu'auparavant.
Jusqu'à présent, les incidents
de bâtons élevés ne sont pas
trop fréquents. Mais attendez
un peu. Ça ne va pas tarder. Les
arbitres ont retrouvé leur forme
de l’an dernier et avalent leur
sifflet, sauf dans les cas les plus
évidents.
Ce qu’il faut dans tout ce
désordre, c’est une main ferme.
Et John Siegler n’est pas celui
qui aidera à rectifier la situa-
tion. Pour le moment, l’admi-
nistration a peur de prendre
ses responsabilités.
Faire peur
aux joueurs
Alors qu’il suffirait d'imposer
des suspensions pour certaines
infractions sur une charte! La
Ligue Nationale rendrait alors
la tâche bien plus facile aux
arbitres. Car se sont les suspen-
sions qui font peur aux joueurs.
Par exemple, aussitôt qu’un
joueur recevrait une punition
de cinq minutes, il serait expulsé
du match. Si c’est une punition
pour action dangereuse, il serait
suspendu pour le prochain
match aussi.
Ensuite, les suspensions dé-
pendraient de ses actions pas-
sées. Si un joueur recevait des
suspensions équivalent, par
Transport
Canada
Airports
Voilà comment éliminer la violence
L’arbitre aurait-il dû d’intervenir?
exemple, à dix matchs, sa pro-
chaine majeure lui vaudrait cinq
matchs de suspension.
Une équipe qui participe à
une bagarre générale devrait
perdre deux points au classe-
ment. L'équipe qui quitte le
banc en premier devrait perdre
un autre point. Les équipes ne
comprendront jamais avec des
amendes. Des points au clas-
sement, ça fait mal!
La Ligue Nationale veut ban-
nir du jeu ces fameux ‘goons’.
Pas de problème. Réduisez le
nombre de joueurs qu’une
équipe peut garder. Plus de
place pour Îles Nilans, les
McRaes, les Hunters du circuit.
Tout ce qu’il faut, c’est un
peu de bonne volonté. Moi, je
suis convaincu que la Ligue
Nationale ne veut pas se com-
permettre. La violence, ce n’est
pas essentiel au hockey.
©
5 sur 5: Si on vérifie les sta-
tistiques, ce sont les Canadiens
de Montréal (Champions de la
Coupe Stanley) qui obtiennent
en moyenne le plus de puni-
tions par match. En voilà toute
une tradition.
Transports
Canada
Groupe de gestion
Authority Group des aéroports
APPEL D'OFFRES
LES SOUMISSIONS CACHETÉES portant sur le projet ci-dessous
seront reçues jusqu'à 14h, le jour de la date limite. Les soumis-
sions devront porter le titre et le numéro du projet et être
envoyées au surintendant régional, Gestion du matériel, 333,
rue Main, 15e étage, C.P. 8550, Winnipeg (Manitoba) R3C OP6.
On peut se procurer les documents de soumission en s'adressant
à l'adresse ci-dessus.
PROJET: 2352-85-102
DOSSIER: N-4576
CONSTRUCTION D'UN LOGEMENT DE TROIS CHAM-
BRES POUR EMPLOYÉS, AVEC GARAGE, À BAKER LAKE
(TERRITOIRE DU NORD-OUEST)
Date limite: le 1’ décembre 1986, à 14h, heure locale
Dépôt: 25$
Les documents de soumissions peuvent être consultés auprès
des Associations de constructeurs de Winnipeg (Manitoba),
Edmonton (Alberta) et Yellowknife (T.N.-0O.)
INSTRUCTIONS
La dépôt à l'égard des plans et devis doit l'être sous forme de
chèque bancaire payable à l'ordre du Receveur général du
Canada. Ce.dépôt sera remboursé sur remise des documents en
bon état dans le mois suivant l'ouverture des soumissions.
Chaque soumission doit être présentée sur les formules fournies
par le Ministère et être accompagnée du dépôt de garantie indi-
qué dans les documents de soumission.
Pour tout renseignement d'ordre technique: composer le (204)
949-6023.
Pour tout renseignement concernant l'appel d'offres: composer
le (204) 949-4329,
Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune
des soumissions.
Canada
LALIBERTÉ, la semaine du 28 novémbre au 4 décembre 1986: :
Les équipes à l’autre bout
sont les équipes au sommet du
circuit. Soit: Pittsburg, Winni-
peg et Edmonton.
Quelques noms qui sont sou-
vent dans les discussions de
transactions entre gérants: Tom
Barasso (Buffalo), James Patrick
(Rangers), Bob Froese (Philadel-
phie), Curt Fraser (Chicago),
Bob Carpenter (Washington),
Mike Kruskelnyski (Edmonton)
et Michel Goulet (Québec). De
grosses transactions s'annoncent.
.,
La dernière fois que j'ai véri-
fié, c'était Brian Mullen qui
avait le plus grand nombre de
tirs au filet: 61. Si les poteaux
comptaient comme des tirs, il
serait rendu à 100.
Il y a quelques mois, tous les
dépisteurs disaient que Pierre
Turgeon, le pet frère de Syl-
vain, serait le premier joueur
choisi au repêchage amateur
de l’an prochain. Maintenant,
il ne fait plus l’unanimité. L’ai-
lier Brendan Shanahan des
Knights de London est le pre-
mier sur plusieurs listes.
VITE LU VITE SU
Province — Les chiffres
publiés par la Société cana-
dienne d'hypothèques et de
logement (SCHL) indiquent
que les mises en chantier du
troisième trimestre pour toutes
les régions du Manitoba s'élè-
vent à 2 478 unités.
Ceci représente une hausse
de 22,7 pour cent par rapport
au même trimestre l'an der-
nier. Ce résultat représente le
plus haut taux de mises en
chantier trimestriel depuis le
second trimestre de 1978.
Au cours du troisième tri-
mestre, l'activité domiciliaire a
atteint un taux annuel désaison-
nalisé de 9 000 logements.
Pour le sixièmetrimestre consé-
cutif, le taux des mises en chan-
tier du Manitoba a dépassé le
taux annuel désaissonnalisé de
6 000 logements.
Vigueur
Au Canada, les mises en chan-
tier du troisième trimestre ont
atteint un taux désaisonnalisé
de 219 000 logements compa-
rativement à 199 000 au
deuxième trimestre.
Depuis janvier 1986, la
hausse des mises en chantier
au Manitoba a atteint 28,6 pour
cent pour un total de 6 106 uni-
tés. La SCHL a révisé une fois
de plus ses prévisions pour les
mises en chantier de 1986 en
raison de la vigueur de la
construction domiciliaire. On
s'attend maintenant à ce que
les mises en chantier pour 1986
se situent à près de 8 000 uni-
tés.
Nécrologies
Olive Fillion
(née Dumontier)
Après un séjour de trois mois à l'hôpital
de Morris, Mme Olive Fillion rendit paisi-
blement son âme à Dieu, le 9 novembre
1986, à l’âge de 82 ans
Elle laisse dans le deuil son époux Antoine,
sept garçons et une fille; Roland et Cécile,
Antonin et Florence, tous de St-Jean-
Baptiste; Roger de Saint-Boniface; Roméo
et Annette de Técumseh en Ontario:
Donat et Shirley de Belle River en Ontario;
Paul-Emile et Monique de Maidstone en
Ontario; Rose-Alice et son époux Roger
Malo de Windsor en Ontario; Olivier et
Laurette de Saint-Norbert, 30 petits-
enfants et 26 arrière-petits-enfants, deux
soeurs, Marianne Adam de Técumseh en
Ontario, Pauline Parent (Jean-Louis) de
Saint-Boniface, un frère Antonio Dumon-
tier (Marie-Louise) de Emeryville en
Ontario. Elle fut précédée par une soeur
Yvonne L'Heureux en 1986.
La messe de la Résurrection fut célébrée
le jeudi 13 novembre en l'église de St-
Jean-Baptiste par le curé de la paroisse,
le R.P. Gérard Lévesque assisté du R.P.
Louis Morin, curé de Saint-Joseph. Les
petits-enfants de la défunte rendirent un
dernier hommage à leur grand'mère bien-
aimée en assumant les fonctions de
servants et servantes à l'autel, de lectrices
et de porteurs. Mme Irène Bruneau,
Antoinette Marion et Annette Sabourin
firent la quête.
L'inhumation se fit au cimetière paroissiale
sous la directioin de la maison funéraire
Wiebe de Morris.
Sincères remerciements aux pères Léves-
que et Morin, à Soeur Agathe Dorge,
organiste, à la chorale, aux parents et
amis qui sont venus en très grand nom-
bre témoigner leur affection pour la
défunte et leur sympathie à la famille
éprouvée.
Merci au personnel des hôpitaux et aux
médecins pour les bons soins donnés à
notre chère disparue.
Merci à la Ligue des femmes catholiques
ainsi qu'aux dames de la paroisse pour la
préparation du succulent goûter après
les funérailles.
Merci à tous ceux qui, d’une manière ou
d'une autre, ont offert leur aide et soutien
lors du décès de Mme Olive Fillion.
AVIS AUX CREANCIERS |
EN CE QUICONCERNE la suc-,
cession de feue ALEXANDRINE
GREGOIRE, du village de Saint-
Jean-Baptiste, au Manitoba,
décédée.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées au casier
postal 175, Saint-Jean-Baptiste,
Manitoba, le ou avant le 22 décem-
bre 1986.
Daté à Saint-Jean-Bapiste au
Manitoba en ce 19e jour du mois
de novembre 1986.
LAURENT GREGOIRE
et CELIMA BRUNEAU
h exécuteurs
J
AVIS AUX CREANCIERS
EN CE QUI CONCERNE la suc-
cession de feue MARIE FRAN-
ÇOISE EUGENIE ALLEC, du vil-
lage de St-Claude, au Manitoba,
veuve, décédée.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées à l'étude
des soussignés, au 200-170, rue
Marion, Winnipeg (Manitoba)
R2H OT4, le ou avant le 2 janvier
1987.
DATE à Winnipeg, au Manitoba,
ce 24e jour du mois de novembre
1986.
MARCOUX BETOURNAY
LA BOSSIERE
Procureurs de la succession. |
AVIS AUX CREANCIERS
EN CE QUI CONCERNE la suc-
cession de feue ANDREE ALIX
GALLIOT, de la ville de Winnipeg,
au Manitoba, institutrice à la
retraite.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées à l'étude
des soussignés, au 201-185, boul.
Provencher, Winnipeg (Manitoba)
R2H 3B4, le ou avant le 8e jour de
janvier 1987.
DATE à Winnipeg, au Manitoba,
ce 20e jour de novembre 1986.
TEFFAINE, TEILLET
& BENNETT
Procureurs de la succession.
Jean-Marie Boulet
Paisiblement à sa résidence s’est éteint
Jean-Marie, âgé de 50 ans. Il est né à
Dunrea le 2 décembre 1936. Il laisse dans
le deuil ses deux enfants: Roger et Thé-
rèse, son père Albert, cinq soeurset deux
frères.
Il fut précédé par sa mère le 16 juillet
1966.
La messe de la Résurrection a eu lieu le 12
novembre en l'église du Précieux-Sang.
Le célébrant fut le père Aurèle Lemoine.
Remerciements
La famille remercie sincèrement les
parents et amis pour leurs marques de
sympathie, offrandes de messes, cartes
et assistance aux funérailles.
Albert Boulet et famille
ASS
Yvonne Armande Gagné
(née Sabourin)
Le mercredi 19 novembre 1986 à l'hôpital
de Saint-Boniface est décédée à l’âge de
79 ans, Yvonne Gagné épouse bien-
aimée de feu Joseph Pierre de Saint-
Georges.
Son époux l’a précédé le 20 janvier 1975,
son fils Marcel le 27 janvier 1975, une
petite-fille Guylaine le 17 novembre 1973,
deux frères, Ovide et Hildège et une
soeur, Eva.
Outre sa compagne Victoria Charney,
elle laisse dans le deuil trois fils, Roger et
Hélène de Saint-Norbert, l'abbé Paul,
curé de la paroisse de l'Enfant-Jésus,
Richer, Antoine et Patricia de Saint-
Boniface, trois filles et leurs époux,
Lorraine et Joseph Guétré de Ardrossan,
Alberta, Diane et Fred Anderson de Pine
Falls, Evelyne et Denis Gautron de Saint-
Boniface et sa bru Monique (Mme Max
Armstrong) de Winnipeg, vingt-huit petits
enfants, sept arrière-petits-enfants, une
soeur, Annette Glenn de Winnipeg, deux
belles-soeurs, Olive Sabourin de Winnipeg
et Germaine Sabourin de Saint-Pierre, un
beau-frère, Joseph Robidoux de Phoe-
nix.
Son amour pour la musique laisse de
doux souvenirs pour sa famille et de
nombreux enfants.
Les prières ont été récitées à 20h le ven-
dredi 21 novembre au Salon mortuaire
Desjardins, 357 Des Meurons. Le service
aété concélébré le samedi 22 novembre à
10h30 en l'église Saint-Georges avec Son
Exc. Mgr Antoine Hacault Archévêque
de Saint-Boniface présidant à la célébra-
tion et assisté par l'abbé Jean-Paul Gagné,
le Père Hilaire Gagné, o.m.i., l'abbé Pierre
Gagné, l'abbé Albert Fréchette et l'abbé
Réjean Bélanger. Visionnement à comp
ser de 10h. L'inhumation a suivi au cime-
tière paroissiale.
Les porteurs furent ses six petits-fils, Gil
bert Gagné, André Gagné, Robert Gué
tré, Michel Gagné, Joël Gagné et Jean
Paul Gagné.
Pour les amis qui le désirent un don à une
charité de leur choix serait apprécié de la
part de la famille.
La famille désire remercier le personnel
de l'hôpital Pine Falls et de l'hôpital Saint
Boniface Salle 4A pour leurs tendresses
et leurs soins.
La direction des funérailles de Yvonne
Gagné a été confiée au Salon mortuaire
Desjardins, 233-4949.
«Vivez tout simplement, afin que d'au-
tres puissent tout simplement vivre.»
(Mère Téresa)
ON DEMANDE
secrétaire
bilingue
MAISON PROVINCIALE
DES SOEURS GRISES.
S'adresser au directeur du per-
sonnel.
151, rue Despins
Saint-Boniface (Manitoba)
R2H OL7
Téléphone: 237-8941.
À la mémoire de
Soeur Lise Turcotte, s.g.m.
Soeur Lise Turcotte est décédée à l’âge
de 43 ans, à la suite d’un tragique acci-
dent d'avion survenu le 12 novembre à
Rankin Inlet, T.N.-O. Quatre autres per-
sonnes ont péri dans ce même accident.
Soeur Lise est native de Iroquois Falls en
Ontario. Elle demeura à Rolphton, puis à
North Bay en Ontario, jusqu’en 1960,
alors qu’elle entra chez les soeursgrises à
Saint-Boniface: elle prononça ses voeux
de religion en 1963.
Outre sa famille religieuse, elle laisse dans
le deuil sa chère maman, Madame Ger-
trude Turcotte de North Bay, un frère
Luc et sa femme Arlie de Sault Ste-Marie
en Ontario; deux soeurs, Jocelyne Kauf-
man et son mari Barry de Sudbury en
Ontario; Carole Hodge et son mari Vicars
de London en Ontario; une tante soeur
grise, Sr M.J. Turcotte de Lexington,
Ma., ainsi que cinq neveux et nièces. Son
père monsieur Rolland Turcotte l'a pré-
cédée en 1983. Soeur Lise sera regrettée
par ses compagnes soeurs grises et par
de nombreux amis et amies plus particu-
lièrement dans les Territoires du Nord-
Ouest où elle a consacré quatorze ans de
sa vie religieuse.
Après avoir obtenu son baccalauréat des
arts de l’Université de Montréal et un
certificat permanent du département
d'éducation de la province de l'Alberta,
soeur Lise exerça sa profesion d'ensei-
gnante au niveau élémentaire de l’école
de Chesterfield Inlet, T.N.-O.
Après quatre années d'enseignement,
Monseigneur Omer Robidoux lui deman-
dait de se joindre à une équipe dont le but
était d'établir un programme de caté-
chèse adapté aux Inuits et de trouver les
moyens d’impliquer les parents dans l'en-
seignement de la religion à leurs enfants.
Afin de se préparer à ce nouvel apostolat,
soeur Lise suivit un cours de bible et de
catéchèse à London en Ontario, et plus
récemment obtint une Maîtrise en Missio
logie de l'Université Saint-Paul à Ottawa.
Elle visitait les missions du diocèse de
Churchill — Baie d'Hudson afin d'évaluer
les besoins et de trouver les meilleurs
moyens d'y répondre. Elle travailla avec
assiduité à l'élaboration d’un programme
catéchétique adapté aux Inuits. À tra
vers la formation continue des profes-
seurs, elle appronfondit sa vocation de
chrétienne et son rôle de femme dans
l'Église d'aujourd'hui.
Un profond respect de la culture du
peuple Inuit et sa capacité d'adaptation à
leur rythme ont caractérisé cette mis
sionnaire soeur grise. Elle entretenait des
relations étroites avec les personnes de
son milieu et savait apprécier le support
que lui apportaient ses compagnes soeurs
grises ainsi que sa famille qu’elle aimait
beaucoup.
Sa vie missionnaire comportait de grands
défis dont les risques des nombreux
voyages et des longues distances qu'elle
devait parcourir par voies aériennes. Elle
est morte comme elle a vécu!
La messe de la Résurrection en mémoire
de soeur Lise, de Monseigneur Robidoux
et du Père Théophile Didier, o.mi., fut
présidée par Monseigneur Peter Sutton,
archevêque de Keewatin-Le Pas, en la
Cathédrale de Saint-Boniface, le mer-
credi 19 novembre, à 19h30.
Une célébration eucharistique pour la
famille, les soeurs grises et amis eut éga-
lement lieu à la Maison Provinciale des
soeurs grises, au 151, rue Despins, le
jeudi 20 novembre à 9h, suivie de l'inhu
mation au cimetière de la rue Archibald.
Les membres de la famille Turcotte et la
Congrégation des soeurs grises désirent
exprimer leur plus vive reconnaissance à
l'équipe pastorale de la paroisse Cathé-
drale pour la très belle célébration reli-
geuse, à Monseigneur Peter Sutton, archevêque
— Keewatin-Le Pas ainsi qu'à Monseigneur
Antoine Hacault, archevêque — Saint-
Boniface, qui ont présidé aux célébra-
tions eucharistiques du 19 et 20 novem-
bre, ainsi qu'à tous ceux et celles qui ont
pris part ou assisté aux funérailles. Remer-
ciements sincères sont aussi adressés à
toutes les personnes qui ont envoyé des
témoignages de sympathies, de messes
et de prières aux intentions de la défunte.
Toutes ces marques d'affection ont vive-
ment touché la famille et les soeurs
grises.
La direction des funérailles était confiée
au salon mortuaire Desjardins.
Les aînés, leur bazar
et leur nouveau centre
Pour la première fois,
dimanche 30 novembre,
c'est dans leur tout nou-
veau centre inauguré voici
un mois presque jour pour
jour (le 29 octobre), queles
aînés de Laurier vont orga-
niser leur bazar annuel.
«Le bazar rapporte chaque
année à peu près 1 000$», confie
Adèle Péloquin, secrétaire du
club des Nouveaux-Horizons
Inc. de Laurier. Une somme
bien sûr insuffisante en regard
des dépenses engagées pour
la construction d'un nouveau
centre de 40’ par 60’ situé au
coeur du village.
Mais de toute façon, le club
n'a pas vraiment de problèmes
financiers puisque la construc-
tion du bâtiment et son amé-
nagement ont déjà été entiè-
rement payés. Essentiellement,
ce sont des subventions qui
ont couvert les frais engagés à
cette occasion (92 000$).
La province a ainsi versé
40 000$; le fédéral, par le biais
du programme Nouveaux-Hori-
zons, a apporté 8000$ pour
l'édifice et 10000$ pour son
ameublement, les loteries ont
donné 10000$. Le reste pro-
vient de la vente de certains
matériels de l'ancien local et
de la réutilisation des autres.
Le club, fondé en 1974, s'est
installé à ses débuts, sous la
présidence d'Eugène Clément
assisté de Luce Gagnon, dans
l'ancienne école élémentaire
dont deux classes ont été amé-
nagées par les nouveaux pro-
priétaires, le club d'âge d'or.
Mais avec le temps, les frais
d'entretien, notamment de
chauffage, se sont considéra-
blement accrus. Ce vieil édifice
a donc été démoli en février
84, après avoir servi pendant
une dizaine d'année de lieu de
rencontre et de divertissement
aux aînés de Laurier.
Aujourd'hui, les 66 membres
du club disposent d'un local
mieux adapté, comprenant une
cuisine, des facilités de ran-
gement, deux tables de billard,
un jeu de palet, un carpet bow-
ling et une machine à bingo
toute neuve.
Le comité du club des Nou-
veaux-Horizons est présidé par
Rose-Anna Verley, aidée de
Jacques Péloquin (vice-prési-
dent), Alice Saquet (trésorière)
et Adèle Péloquin (secrétaire).
Stéphane JARRE
Les trois aînés du Club Nouveau-Horizons, Claire Gingras,
Lucien Bouchard et Marie D'Heilley, coupent le ruban lors de
l'inauguration du centre des Nouveaux-Horizons.
Très forte participation
des sociétaires à la 49e
réunion annuelle de la Caisse
populaire de Saint-Joseph.
47 d'entre eux, sur 234, se
sont déplacés jeudi 20
novembre.
«Le soutien de la population
locale nous aide beaucoup»,
confie Denise Parent, directrice.
C'est aussi ce qui explique la
santé plutôt satisfaisante de la
Caisse, selon sa gérante.
SAINT-JOSEPH
L'actif est à la hausse: +7
pour cent entre le 30 septem-
bre 85 et le 30 septembre 86,
où il est passé de 1 177 952$ à
1 264 754$. Principale explica-
tion: la Caisse a gagné 13 mem-
bres au cours de l'exercice
écoulé.
Et les dépôts se sont accrus
de près de 16 pour cent pour
atteindre 1 226921$.«Les gens
ont plus épargné que l'année
dernière», remarque Denise
Parent. |ls ont aussi plus em-
prunté. En effet, la caisse popu-
laire de Saint-Joseph a aug-
menté son volume de crédit
d'environ 13 pour cent. Elle a
surtout accordé des prêts pour
la construction et l'agriculture.
Toutirait pour le mieux dans
le meilleur des mondes à Saint-
Joseph s'il n'y avait pas eu ces
arriérés d'assurances à rem-
LA LIBERTÉ, la semaine du,28 novembre au 4 décembre 1986.
Dans l’ensemble
une bonne année
bourser qui ont fait chuter les
bénéfices.
Avant l'impôt, le surplus
dégagé s'élève cette année à
1404$, plus de 5000$ de
moins qu'en 1985. Cependant,
depuis le 1er février 86, ce sont
les sociétaires qui cotisent, s'ils
le souhaitent, auprès d'une
assurance garantissant le rem-
boursement de leur emprunt
en cas d'accident, d'invalidité,
etc. et alors qu'auparavant
c'était la Caisse qui assurait
elle-même collectivement ses
membres contre pareilles éven-
tualités.
Parmi les projets à l'étude ou
désirés, Denise Parent signale
la possibilité d'agrandir le local
que la Caisse loue actuellement
à la Coop, l'installation inévi-
table dans quelques années
d'un ordinateur et peut-être
une augmentation de la durée
du travail pour le poste à temps
partiel. D'autre part, le cinquan-
tenaire de la Caisse de Saint-
Joseph sera probablement fêté
en 1988.
Lors de leur assemblée, les
sociétaires ont renouvelé leur
conseil d'administration. Le seul
nouveau membre, Guy Ayotte,
remplace Gilbert Beaudry
comme conseiller. Norbert
Parent préside le conseil,
assisté de Jeanne Bérard, vice-
présidente, de Gilbert Parent, et
de Roger Parent (conseillers).
Stéphane JARRE
15...
La page de
Peel
BONJOUR!
Quand la nuit devient très noire, une ombre se glisse sur la
prairie. Au sol, une souris trotte dans l’herbe. Soudainement, une
créature fonce sur le petit rongeur, qu’elle attrape dans ses puis-
santes serres. Ce n’est pas une histoire de sorcière que je te
raconte! Mais non! Aujourd’hui, je te parle un peu de ce silencieux
chasseur de nuit... le hibou.
BICOLO
Hibou est le nom général que l’on donne aux oiseaux de proie
noctures. Il existe environ 133 espèces de hiboux, chacune ayant
une face particulière. Tous les hiboux ont le front aplati; ce disque
facial capte les sons un peu comme un radar.
Les plumes de ses ailes sont douces et frangées, et
bordées d’un fin duvet qui ne produit aucun bruit.
C’est pourquoi sa proie, ne se doutant de rien, se
laisse facilement surprendre.
Poème
Une vrai girouette! En un tour
de tête le hibou peut voir dans
toutes les directions. Les mus-
cles de son cou sont si souples
que sa tête peut décrire un
cercle presque complet. Rien
ne se passe dans son dos sans
qu'il le sache!
Je suis un oiseau nocturne
Qui vole au clair de lune
Le jour, je dors
Le soir, je sors
Je chasse toute la nuit
Afin de trouver une petite souris
Je dis «hou! hou! houl»
Je suis un hibou.
Colorie ce hibou à ton goût.
Bricolage
Tu veux frabriquer un hibou? Il
te faut un sac en papier brun de
l'épicerie. Laisse-le plié. Le fond
du sac sera la face de l’hibou.
Agrafe deux coins du bas
comme dans le modèle. Avec
une craie de couleur, dessine
des «plumes» sur le devant et le
dos du sac. Fais-lui de gros
veux. Découpe-lui un bec et des
aigrettes et colle-les en place.
Rembourre le sac avec des mor-
ceaux de papier journal jusqu’à
ce qu'il soit bien rond. Découpe
un peu le bas au centre; attache
chaque côté avec des élastiques
pour faire les pattes. Voilà!
Amuse-toi bien!
Contrairement aux yeux des autres
oiseaux, ceux des hiboux sont placés de
face. Ils ont une vision précise très sensible.
Ils voient mieux que nous dans la noirceur. À
Leur bec est fort et recourbé;
son sommet est recouvert
d’une cire duveteuse. D’un
seul coup de bec, il peut écra-
ser le crâne d’un rongeur.
Le hibou possède des oreilles
supersensibles qui sont Juste avant d'attaquer, le
Les hiboux sont très utiles, parce qu'ils détruisent quan- cachées sous les plumes de sa [ie lève ses ailes, étire ses
tité de rats, mulots et souris. Ils avalent leur proie entière, face. Il peut chasser les veux ongues pattes ne ses
os, poils, plumes, griffes et dents compris, sans les fermés, car il se sert de son serres por Ne ts
mâcher. Ils régurgitent ces matières au bout de quelques ouie très fine pour dépister sa peut Arab s( CARRE
heures, en une petite boule appelée pelote de régurgita- proie dans le noir. quand il a êté saisi dans ces
puissantes pinces.
tion.
16 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986
tr, ; (ra ete 0 165 QUOI AN A QUE Pia RS AU NOTE PRRAPL IFR.
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Découpe ce qu’il dit ainsi que le visage de son ami. Colle-les au bon endroit et colorie.
Suis les numéros
et colorie.
Voici quelques espèces de hiboux: le grand
duc, le moyen duc, le petit duc, l’effraie, le
hibou des marais, le harfang, la chouette, la
chevêche et la hulotte. Peux-tu en nommer
d’autres? «
OP, +
®
ë
LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 17
Essaie d’en sortir.
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Il faut éviter la perte du peu d'influence
des électeurs franco-manitobains
La Société franco-manito-
baine s’oppose aux chan-
gements que la Commis-
sion fédérale de délimita-
tion des circonscriptions
électorales propose pour
Saint-Boniface et Lisgar.
Mardi 25 son président,
Réal Sabourin, a présenté
des arguments justifiant la
position de la SFM. En
voici de larges extraits.
Nous voulons que la Com-
mission fédérale de délimita-
tion des circonscriptions élec-
torales pour le Manitobatienne
compte de ce contexte d’un
Manitoba bilingue. Aussi, dans
l’esprit réparateur de la Charte
canadienne des droits et liber-
tés vis-à-vis des communautés
CRITÈRES:
symbolique.
Gapaury
francop
à la Ville de Winnipeg.
DATE LIMITE:
(233-4915)
Le Comité ad hoc de la bibliothèque municipale
de la
Société franco-manitobaine
invite
les Franco-Manitobains et Franco-Manitobaines
à faire des suggestions quant au
NOM DE LA FUTURE BIBLIOTHÈQUE
MUNICIPALE DE ST-BONIFACE
Le nom doit refléter le caractère culturel, l'identité
historique, l'appartenance communautaire et la pertinence
Selon le comité, les quatre noms suivants rencontrent
ces critères: Louis-Riel, Gabrielle-Roy, Marie-Anne
et St-Boniface. Le Comité invite la population
one à proposer aussi d’autres noms.
La SFM pourra ainsi présenter des recommandations
Prière de faire parvenir votre suggestion à la SFM
avant le vendredi 5 décembre 1986.
LA SOCIÉTÉ FRANCO-MA NITOBAINE
C.P.145, Suint-Boniface (MB) R2H3B4
minoritaires de langue française,
la Commission doit considérer
les intérêts particuliers de notre
communauté.
Une collectivité en situation
minoritaire, comme celle des
Francophones du Manitoba, ne
peut pas continuer à subir l’ef-
fritement de son territoire sans
que sa langue, sa culture et ses
traditions ne soient menacées.
La concentration sur un terri-
toire, qu’il soit délimité par des
frontières fédérales, provinciales,
ou municipales, est essentielle
à notre service.
Nous voulons porter à votre
attention les changements pro-
posés aux circonscriptions de
Lisgar et de Saint-Boniface. Ces
deux comtés regroupent un nom-
bre important de communau-
LES PETITES ANNONCES
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c'est encore plus payant quand
on connaît bien la recette.
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7,50$ pour deux semaines};
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rendez-vous,
373-
.18 LA LIBERTÉ, Ja semaine du 28
ÉpURONE pa) € à
US AE7 ELLES Z
poyembre ECE, décembre 1 786
L'auteur
est président
de la Société
franco-manitobaine
Réal
SABOURIN
COMMENTAIRE
tés francophones et les chan-
gements proposés risquent de
SAINT-BONIFACE
Les frontières naturelles et
historiques qui caractérisent
Saint-Boniface ne peuvent être
changées sans effriter l'identité
de cette région riche en cul-
ture. Le territoire que vous pro-
posez d’amalgamer à Winnipeg-
Sud-Centre est l’une des régions
les plus anciennes de Saint-
Boniface. Les gens de cette
région s’identifient beaucoup
plus à la communauté de l'Est
de la rivière Rouge qu’à celle
de l'Ouest.
Les services essentiels tels les
hôpitaux, les centres d'emplois,
les paroisses, le système rou-
tier, les centres d'achat, etc.,
ontété développés en fonction
de cette relation Nord-Sud. Ils
reconnaissent les frontières
naturelles et traditionnelles.
Vulnérables
Traverser une frontière natu-
relle comme la rivière Rouge,
risque de créer un mauvais pré-
cédent. Déjà à la Ville de Win-
nipeg, dans le cadre de la révi-
sion de sa loi constituante,il est
préconisé de traverser les fron-
tières naturelles pour le re-
groupement de certains comi-
tés communautaires.
Cela est farouchement con-
damné par les résidants de Saint-
Boniface. | n'empêche cepen-
dant que si votre recommanda-
tion était adoptée, la Ville pour-
rait plus facilement justifier le
démantèlement des frontières
naturelles et historiques.
L'amalgamation du territoire
roposée par la Commission à
a circonsciption fédérale avoi-
sinante risque donc à la longue
de contribuer à l’effritement
de la circonscription tradition-
nelle de Saint-Boniface. Avec
les nouveaux développement
accélérés dans les banlieues du
Sud-Est de Winnipeg, faudra-t-
il éventuellement amalgamer
Norwood au comté de Winni-
peg-Sud-Centre pour régler
encore une fois le problème de
l’inéquité du nombre d’élec-
teurs?
À notre avis, une fois le pré-
cédent établi, les quartiers les
plus anciens de Winnipeg ris-
quent de subir des transforma-
tions majeures au détriment et
contre le souhait des résidants.
Pourquoi faut-il encore atta-
quer les communautés les plus
anciennes pour ajuster l’équi-
libre électoral, surtout lorsque
ces communautés sont déjà si
vulnérables à l'assimilation?
Il nous semble évident que le
problème que vous tentez de
régler à été engendré par les
développements résidentiels
dans les nouvelles banlieues.
réduire considérablement leur
articipation traditionnelle dans
e processus électoral. De plus,
ces communautés francophones
seraient divisées complètement
et les changements menace-
raient leurs liens linguistiques
et culturels. Les Francophones
de ces régions se retrouveraient
donc en perte du peu d’in-
fluence électorale qu’ils ont
encore, noyés dans une mer
2
d’électeurs anglophones.
La Société franco-manitobaine
s'oppose donc aux modifications
proposées aux frontières élec-
Pourquoi ne pas regarder dans
cette direction pour trouver
une solution?
Il nous apparaît beaucoup
plus logique d’effectuer des
changements à l’extrême Sud
de la circonscription de Saint-:
Boniface. Les nouveaux résidants
installés à la périphérie sud de
Winnipeg n’ont sans doute pas
encore développé de liens pro-
fonds avec la circonscription
de Saint-Boniface.
Pourquoi ne pas joindre ces
nouveaux quartiers à la circons-
cription de Winnipeg-Sud, d’une
part, et allonger la circonscrip-
tion de Winnipeg-Sud-Centre
vers le sud, d’autre part? Cette
solution amènerait un nouvel
équilibre démographique entre
les comtés touten gardant intacts
les quartiers les plus tradition-
nels. S'il faut couper quelque
part, ne serait-il pas préférable
de couper de façon transver-
sale la frontière naturelle dans
un endroit où l’appartenance
communautaire estencore peu
valor sée?
Saint-Boniface est aussi le seul
comté fédéral au Manitoba où
les électeurs onthistoriquement
élu des députés francophones.
À quelques exceptions près,
seul Saint-Boniface peut encore
élire un député francophone,
ce qui demeure unique à l'Ouest
de la rivière Outaouais. Une
désintégration de la concentra-
torales de Lisgar et de Saint-
Boniface. Ces communautés
d’électeurs doivent demeurer
intactes pour que soient sau-
vegardés leur unité et leur
pouvoir politique,
Notre intervention ne se ter-
mine pas par une simple oppo-
sition aux recommandations de
votre Commission. Nous tenons
à vous suggérer une autre façon
de rencontrer votre objectif de
rendre plus équitable la repré-
sentation des électeurs dans les
circonscriptions de Lisgar et
Saint-Boniface.
tion francophone dans le comté
de Saint-Boniface, comme il est
proposé par la commission,
menacerait définitivement cette
tradition.
Parallèlement, les nouveaux
développements à l'extrême sud
de Saint-Boniface sont aussi une
menace à notre présence fran-
çaise à Ottawa car ils réduisent
considérablement le pourcen-
tage d’électeurs francophones
dans la circonscription.
Les Quarts que vous pro-
posez de joindre au comté Win-
nipeg-Sud-Centre regroupent
environ 1 500 francophones ou
10 pour cent de l’ensemble des
électeurs. Perdront-ils leur droit
d'être représentés par un député
bilingue? Lorsqu'une commu-
nauté se trouve déjà en situa-
tion minoritaire, pourquoi la
rendre davantage vulnérable en
lui enlevant une partie impor-
tante de son territoire?
Pour conclure sur les chan-
ements proposés à Saint-Boni-
ace, nous tenons à féliciter les
membres de la Commission
d’avoir sauvegarder intact le
nom du comté. Saint-Boniface
doit demeurer le nom de la cir-
conscription qui regroupe la
plus forte concentration de
francophones dans l'Ouest cana-
dien. Un changement de nom
aurait été inacceptable pour les
membres que nous représen-
tons.
La Société franco-manitobaine
est sérieusement préoccupée
par les changements que vous
proposez pour les circonscrip-
tions rurales du Sud-Ouest et
de l'Ouest du Manitoba. Ces
changements favorisent les
régions urbaines aux dépens
des régions rurales. Ils compro-
mettent l’équilibretraditionnel
entre le nombre de députés
ruraux et urbains.
L'existence de nos commu-
nautés rurales, autant anglo-
prunes que francophones est
a pierre angulaire de la vitalité
sociale et économique de notre
province. La situation actuelle
est très difficile pour le secteur
agricole et il n’est certes pas
opportun de réduire davantage
la représentativité des agricul-
teurs et des éleveurs manito-
bains.
La Société franco-manitobaine
s'oppose catégoriquement aux
changements proposes pour ces
régions, pour des raisonshisto-
riques, économiques, culturelles
et linguistiques.
Environ 40 pour cent des
Francophones du Manitoba
demeurent en région rurale et
la majorité oeuvre dans le
domaine agricole. Nous avons
toujours joui d’une concentra-
tion, fût-elle faible, dans deux
circonscriptions fédérales, soit
Provencher et Lisgar. Malheu-
reusement, les changements que
vous préconisez nous divise-
raient encore davantage, car
un grand nombre de commu-
nautés francophones seraient
comprises dans le nouveau
comté de Portage-Entre-les-lacs.
Ces communautés n’ont aucun
lien avec la région d’Entre-les-
lacs.
Nous maintenons que le statu
quo est la seule solution pour
les circonscriptions rurales.
D'une part, les électeurs ruraux
arderaient le même nombre
e députés qu'ils ont présen-
tement; et, d’autre part, les
communautés ne seraient pas
amputées de leurs liens natu-
rels, historiques et économiques.
En gardant le statu quo dans
les comtés ruraux et en modi-
fiant certaines frontières
urbaines, le Manitoba gagnerait
un siège de plus à Ottawa. C’est
nettement l'option que nous
préférons.
Le conseiller Guy Savoie. Pas
de membres...
S’il y a deux personnes
qui ne sont pas trop trop
populaires parmi des gens
du vieux Saint-Boniface ces
derniers temps, ce sont
bel et bien l’avocat Alain
Hogue et le conseiller Guy
Savoie.
C’est peut-être pour cela que
ces deux messieurs choisissent
le restaurant Red Top (chemin
St-Mary's) lorsqu'ils prennent
le petit déjeuner ensemble!
Farce à part (jamais je crèrai;
on n'obtient pas la faveur d’un
élu municipal avec un bacon
and eggs!), si on se permet de
souligner qu’on a vu, à plu-
sieurs reprises, les deux casser
une croûte au Red Top, c’est
que trop souvent, la percep-
tion d’un événement prend plus
d'importance dans un débat
que sa réalité.
Prenons le tout dernier pro-
jet de développement de Tyrone
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Accusations contre accusations
Les terrains vacants du vieux Saint-Boniface
risquent de finir par coûter cher!
Enterprises Ltd, la compagnie
de Me Alain Hogue, prévu pour
le terrain au nord de la voie
ferrée dans le vieux Saint-Boni-
face.
Tyrone Enterprises a fait l’ac-
quisition, en août 1986, de deux
propriétés sur la rue Messager
(prix d'achat: 178 000$). Pour
avoir assez de terrain pour cons-
truire les 78 condominiums
(deux tours de sept étages à un
coût total de 10 millions de $),
Me Alain Hogue a demandé à
la ville de Winnipeg la permis-
sion d’acheter une partie du
terrain de la ville entre la rue
Messager et la rive de la Rouge.
La décision de vendre la pro-
priété de la ville revient au
Comité des finances de Winni-
peg. Le problème, c’est que le
Comité des finances discute de
ces choses à huis clos. Ça laisse
la porte ouverte à ceux qui le
veulent de soupçonner un
«secret deal» quelconque.
Pas contre
Première perception possible:
de pourrait être pas trop catho-
ique cette affaire-là.
D'après la décision du comité
des finances, Alain Hogue a
quatre mois pour faire changer
le zonage s’il veut faire l’acqui-
sition du terrain de la ville. Le
projet devient public pour la
première fois à la réunion du
Comité communautaire de
Saint-Boniface/Saint-Vital le 7
octobre. Car c'est là que com-
mence le processus pour le
Daniel Tougas
Jean-François Belisle
PENSES - TU
QU'IL EST SERIE
NON
IL DOiT PÉTER
DE LA BROUE
changement de zonage. La déci-
sion est remise à la réunion du
18 novembre. Le 18 novembre,
la décision est remise d’un mois.
Pour le conseiller Guy Savoie,
les procédures prévues par la
loi régissant la ville de Winni-
peg ont été suivies à la lettre. En
plus, c’est le genre de projet
qui cadre bien avec sa vision du
vieux Saint-Boniface.
«On a un homme d'affaires,
francophone, qui s’en vient,
qui veut faire un développe-
ment qui n’est pas hors d'ordre
avec la planification du Nord
deSaint-Boniface. C’est sûr que
je suis d'accord, Isnce le conseil-
er de Taché.
«Le monde n’est pas néces-
sairement contre le projet,
ajoute le président du Comité
exécutif de la ville de Winni-
peg. Il voulait du temps pour
regarder de plus près le projet.
On leur a accordé un mois de
répit.»
Pourtant, la première percep-
tion demeure...
L'Association des résidants du
Vieux Saint-Boniface, pour sa
part, aimerait un peu plus de
temps. Au moins jusqu'à la fin
du mois de janvier. Puisqu’elle
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nissant les résidants, les déve-
loppeurs, les politiciens et les
autres associations du coin pour
dessiner un plan de dévelop-
pement global du quartier nord
de Saint-Boniface.
«Le conseiller Savoie semble
avancer que le projet de Me
Hogue est le seul projet possi-
ble pour le coin au nord de la
voie ferrée», explique Lucien
Loiselle, en soulignant le fait
que depuis 1976, la ville a
refusé aux résidants au nord de
la voie ferrée la permission
d'améliorer leur maison, de
développer leur propriété.
«L'Association aimerait que
le genre de projet que propose
Me Hogue s’inscrive dans un
plan global de développement.
On devrait planifier et ensuite
construire» ajoute le président
de l'Association des résidants.
Question de se débarrasser
des perceptions douteuses pos-
sibles…
Écoute!
Au sujet des désirs de l’Asso-
ciation, le conseiller Savoie est
catégorique. || ne croit pas que
l'Association représente les rési-
dants du vieux Saint-Boniface.
«ls n’ont pas de membres, pas
de cartes de membres, pas de
listes. Ça me dit qu’ils repré-
sentent leurs idées, pas plus.»
«L'Association voulait un droit
de regard sur tous les plans de
rojets de développement! C’est
Fo d'ordre. Ecoute! || y a des
élus à l'Hôtel de ville pour faire
cette job. C’est très insultant
pour les élus. Eux ne sont pas
élus, il ne sont pas représenta-
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Lucien Loiselle, président de
PAssociation de résidants du
vieux Saint-Boniface. Une injus-
tice...
tifs. Ils ont de la misère à avoir
quorum. Les gens s'intéressent
lorsqu'il y a une cause. Mais ça
ils peuvent le faire au niveau
des réunions du Comité com-
munautaire.»
Lucien Loiselle répond à ces
accusations d’une façon aussi
catégorique: 200 personnes ont
assisté à la dernière assemblée
annuelle de l’Association. Elles
ont élu directement les mem-
bres du Conseil d’administra-
tion. Une centaine de personnes
ont assisté à la réunion de l’As-
sociation lundi 24 novembre.
Compte tenu des derniers
développements entourant le
projet de Tyrone Enterprises, le
président de l’Association des
résidants du VieuxSaint-Boniface
se «demande si M. Savoie repré-
sente les résidants du vieux
Saint-Boniface.»
Et il ajoute: «Je mets sérieu-
sement en question la légimité
de Guy Savoie comme conseil-
ler de Saint-Boniface. Il y a une
frustration générale chez les
citoyens du coin. On a le sen-
timent qu’on est peut-être en
train de se faire passer un Qué-
bec. Il y a une injustice dans le
système vis-à-vis des citoyens
au nord de la voie ferrée.»
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